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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:17

  RHB00

Un « petit » rallye sympa dans le Bugey, 180km, avec 3 ZR (zones de régularité) d’une vingtaine de km chacune. Voilà comment on pourrait résumer cette journée.

Démarrage le dimanche matin à ….. 6h30. Un peu tôt pour un dimanche, mais le RV était prévu vers 7h15/7h30 et nous avions bien 3/4h de route.

Quand je dis nous, il s’agit bien sur des 3 participants de la famille : ma fille Elise, moi-même et notre MGA.

 

Nous arrivons donc  au lever du soleil pour les vérifications habituelles. Sans parler du privilège de l’âge, (quoique … !), nous voilà affubler du numéro  1, étant la voiture la plus ancienne. (Là au moins, nous sommes sûrs de gagner un prix !).

Le temps est un peu gris mais pas de pluie annoncée. Nous voilà donc décapotés, comme d’habitude. Et nous sommes les seuls dans ce cas ce qui nous vaut quelques félicitations.

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Le départ n’étant prévu qu’à 9h, nous prenons le temps de revoir les tâches de ma jeune copilote qui semble tout comprendre à la vitesse de l’éclair !

Grande nouveauté, nous allons tester le cadenseur que j’ai installé sur mon Iphone. Il s’agit d’une petite application qui calcule, en temps réel, la distance théorique à parcourir en fonction de la vitesse moyenne imposée qu’on lui a indiqué. C’est beaucoup plus facile que l’utilisation des tables de moyenne et que le calcul systématique des temps idéaux de passage. Le copilote a juste à comparer cette distance théorique qui s’égrène, avec celle indiquée par le tripmaster.

Encore faut-il pour cela paramétrer la bonne moyenne car sur la première ZR je me trompe de case et nous voilà parti avec une mauvaise moyenne. Je ne comprenais pas bien pourquoi plusieurs voitures me doublaient … ! A l’arrivée de la ZR, un concurrent m’indique mon erreur et je peste contre moi-même car nous étions parfaitement réglés.

Mais pas le temps de se remettre de ce faux-pas car les voitures repartent pour la 2ème ZR dans l’ordre des numéros.

Du coup, juste le temps de rentrer la bonne moyenne, et nous voilà reparti. Mais bizarrement, voilà que le tripmaster n’est pas bien calibré. Je regrette d’ailleurs qu’il n’y ait pas eu de zone d’étalonnage au départ, comme ça se fait habituellement. Du coup, je décide de laisser tomber le cadenseur et je calcule à toute vitesse quelques temps théoriques de passage à des points précis.

Dans cette précipitation, comme je gardais quand même un œil sur le road-book posé sur les genoux de ma fille, nous loupons une route et devons faire demi-tour. 2 minutes perdues mais comme nous naviguons un peu à vue, nous ne maitrisons pas tous les paramètres.

Enfin bref, nous attaquons la montée de Grand Colombier derrière une Dauphine, à peine plus âgée que nous. Elle est à la peine et me fait signe de la doubler. Je m’engage et là, manquant de reprise, me voilà à coté d’elle à 10km/h en plein essoufflement. Les 2 pilotes se regardent avec un sourire car nous sommes dans le même cas : pas de 1ère synchronisée. Je me mets donc presque à l’arrêt pour passer la première qui me redonne alors la reprise nécessaire pour doubler cette charmante Dauphine et atteindre le sommet avec une température plus qu’élevée.

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Heureusement, les organisateurs avaient prévu une pause d’une dizaine de minutes à l’arrivée de la ZR, au sommet, pour le paysage. Faute de pouvoir admirer celui –ci, les vallées restant dans le brouillard, nous échangeons quelques impressions avec les concurrents présents avant d’entreprendre la belle descente pour laquelle le road-book précisait : « ménagez vos freins » !

Et nous les avons sérieusement ménagés pour ne pas atterrir directement dans l’assiette du repas qui nous attendait en bas !

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Après un agréable déjeuner, nous décidons avant le dernier départ, de tout remettre à 0 : tripmaster, cadenseur, chronomètre pour repartir sur de bonnes bases. Mais n’ayant aucunes certitudes sur la précision de tripmaster, je propose à ma copilote de calculer les temps de passage de chaque information du road-book. Nous nous réorganisons donc, prêts à faire une bonne 3ème ZR.

 

Tout se passe parfaitement, les temps sont tenus à quelques secondes prêts, mais voilà qu’au milieu d’un village, ma pauvre copilote, sans doute avec une fatigue naissante, confond droite et gauche et nous loupons « l’Avenue des Vieux Fours ». Faut dire aussi, que dans un minuscule patelin, avoir une AVENUE … on pensait que ça se verrait … ! Que nenni ! C’était un ridicule petit panneau qui nous a fait faire un « joli » tour du village.

Vous me direz qu’après les cochons du Tour du Mont-Blanc 2009, le poisson de l’édition 2010, il nous manquait de quoi les faire cuire … ben voilà, on a enfin trouvé le « Vieux Four » !!!

Enfin bref, mes calculs m’indiquent 5 minutes de retard et un vingtaine de km avant la fin de la ZR. Autant dire qu’il ne faut pas trainer. Mais ça commence mal car voilà derrière  un « gros » concurrents dont la largeur de la voiture empêche tout dépassement vue l’étroitesse de la route. Je n’écrirai pas ici les mots prononcés à ce moment là … et en plus, je n’ai pas eu le temps de dire à ma fille de se boucher les oreilles avant de les prononcer !

Heureusement, il ralenti, se pousse légèrement, et hop, nous voilà relancés ….. Là, la conduite devient amusante (tout en restant prudente bien sûr), pour le plaisir tant du pilote que de la copilote.

Et voilà qu’un touriste du dimanche se met à hésiter devant nous : « … je me gare … je ne ma gare pas … ici ? ….. Non plus loin …. ? » …

Mais il va se décider ce ………….. ! (Nouvelle censure !)

Môsssieur se décide enfin à mettre son clignotant et à se garer à la vitesse d’une moissonneuse batteuse sur 3 roues.

Nous repartons donc de plus belle et rattrapons, à priori une bonne partie de notre retard. Mais après le passage du panneau indiquant la fin de la ZR,  nous sommes tellement sur notre lancée que nous poursuivons au même rythme jusqu’à la fin de l’étape que nous manquons de louper. Je passe devant et j’entends une petite voix très calme à coté de moi qui me dit : « Papa, je crois que tu as loupé la cave ! ». La cave ??? « Ben oui, il y a un arrêt à la cave devant laquelle on vient de passer » (Rappel : nous sommes alors dans l’appellation viticole du Montagnieu)

Je précise aux lecteurs ayant de mauvaises pensées que ma fille ne me considère pas comme un alcoolique, mais que le road-book précisait bien un arrêt dans une cave pour dégustation de Montagnieu (arrêt dégustation qui a lieu à la fin du rallye !).

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Bref, marche arrière … et le Montagnieu était excellent !. Mais juste un demi-verre car il faut rejoindre l’arrivée finale, même si celle-ci n’est plus qu’à une dizaine de km.

L’arrivée est très sympathique car les organisateurs avaient organisé une journée d’expo de vieilles voitures sur le site. Nous sommes donc arrivés au milieu d’une importante foule de spectateurs.

Certes, 180km ce n’est pas énorme, mais la fatigue est quand même un peu présente. Surtout pour ma jeune copilote.

Nous attendons patiemment les résultats et la remise des prix qui nous voit gratifier de 2 coupes … Et oui, malgré (si je puis dire) notre 12ème place sur 35.

La coupe pour la 2ème place au classement des plus anciennes voitures et la coupe pour la voiture la plus ancienne du plateau. Et une rose pour la copilote !

Comme je l’écrivais donc au début, un rallye bien sympathique, malgré nos quelques problèmes qui heureusement n’étaient pas mécaniques.

Toujours aussi sûre qu’une montre suisse, cette MGA !

 

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