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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:01

  022 (5)

 

  

Après un an d’attente, voici enfin l’édition 2010 des Routes de Savoie qui, en 2009, nous avait procuré un plaisir fou.

 

Comme l’année dernière, l’arrivée à Aix s’est faite le vendredi en fin de journée pour les habituelles vérifications administratives et techniques. Une simple formalité car la voiture sortait tout juste d’une révision et du contrôle technique où tout était parfait.

 

Une fois ces formalités passées, je m’applique à fixer la plaque de rallye et à coller avec soin les gros numéros sur les flancs de la belle. Y a pas à dire, ça lui redonne tout de suite une belle physionomie de sportive, ou plus crument, je dirais qu’avec ça, elle a vraiment de la gueule !!!

N° 22 : je ne peux m’empêcher de citer avec amusement la petite phrase de Nancy, lorsqu’elle nous a remis le numéro : « Tiens, 22, les v’là !!! »

Tandis que je m’affaire à cette « décoration », mon copilote commence à préparer les connexions du tripmaster …..

Sans doute vous souvenez-vous de nos péripéties avec lui l’année dernière ! Et bien vous allez rire (mais pas nous !) car ça recommence !

En effet, nous partons sur le tracée de l’étalonnage de l’année dernière, mais pas un chiffre du tripmaster ne daigne bouger. Restant zen (pour le moment … !), nous nous arrêtons sur un parking et commençons à reprendre minutieuse ment toutes les connexions  …. RIEN DE RIEN, pas l’ombre d’un soupçon de frémissement des chiffres !

La nuit tombant, nous préférons abandonner pour l’instant et rentrons au parking de l’hôtel avec la sage décision de ne pas nous énerver et de réessayer le lendemain matin.

Mais le sujet de discussion du diner du soir a été bien sûr le tripmaster. Nous avons fouillé dans nos mémoires respectives pour retrouver quelques connaissances d’électricité et tenter d’analyser les causes de ce disfonctionnement. Je fais grâce ici de toutes les hypothèses évoquées, mais nous pensons avoir trouvé l’origine et décidons de nous lever de bonne heure pour faire le nécessaire avant le départ.

 

A 7h tapante, nous voila au milieu du parking de l’hôtel,  plongés dans les entrailles de la voiture pour remettre au point les connexions sur la base de notre hypothèse électrique.

Résultat : TOUJOURS RIEN ! Faut croire que nos connaissances électriques sont à revoir.

Ce satané petit appareil ne nous aime vraiment pas et la décence m’interdit de citer ici les quelques injures que nous lui avons adressées.

Contre mauvaise fortune, bon grés, nous décidons de nous rendre au point de rassemblement et nous résignons à devoir nous passer de ce maudit tripmaster.

 

Le parking du rassemblement se remplit doucement. Nous sommes à H-1h30 ce qui nous laisse du temps puisque nos formalités avaient déjà été faites.

Etant tous les 2 un peu têtus, nous replongeons dans la voiture pour essayer une dernière fois le trip Nos 2 têtes dans le moteur nous valent cette gentille boutade de Frédéric Cornéo : « AH, ces anglaises … on a toujours le nez dedans » !

Et dire que le problème ne vient même pas de la voiture.

  Routes-de-Savoie-2010 2934

Bon, à H-1h, y a plus qu’une dernière hypothèse non encore vérifiée : le problème doit venir  de l’intérieur du trip. Alors puisqu’il est méchant avec nous, nous nous attaquons à lui ouvrir les entrailles. Bien nous en a pris …. Une connexion s’est défaite, sans doute à cause des vibrations.

Un coup de ciseau, un coup de pince et le tour est joué. CA MAAAAARCHEEEEEEE !!!

Je crois que je finis par détester cet appareil, mais j’aime tellement son cliquetis que je ne peux me passer de lui.

 

Avant de partir sur la zone détalonnage, je fixe le chronomètre et y insérant une pile pour le mettre à l’heure exacte. Et là, le vocabulaire du Capitaine Haddock refait surface lorsque cet appareil tombe en rade à son tour.

Le respect de l’environnement m’empêche de le jeter par la fenêtre.

Heureusement, nous avons en remplacement le « couteau suisse » qui fait tout : un Iphone avec une fonction chronomètre parfaite.

Seul problème : comment faire tenir sa batterie toute la journée (y a pas de prise allume cigare sur une MGA … !). Nous jouons alors à « Appolo 13 » en plongeant dans les réglages de l’Iphone pour supprimer tout ce qui peut consommer sa batterie et n’avoir que la fonction Chronomètre.

 

Nous voilà enfin prêts ……. à H-15mn !!! Et tout ça pour des problèmes qui n’ont rien à voir avec la voiture elle-même !  Franchement, c’est là qu’on se dit que les mécaniques anciennes n’ont rien à envier à l’électronique d’aujourd’hui.

 

AH non, j’oubliais : la météo s’annonçant clémente, nous optons finalement pour le décapotage de la voiture. C’est quand même plus sympa !!!

 

Bon, allez, TOP DEPART, c’est parti !

 022

1ère ETAPE : AIX-LES BAINS > PINSOT / 90km

 

Pour nous rendre au départ de la première ZR (« spéciale »), nous devons traverser Chambéry en prenant une toute petite portion de voie rapide au niveau de l’embranchement A40/A43.

Mais un samedi matin, week-end de Pâques et début de vacances solaires ….. Vous voyez ce que je veux dire … En clair, nous démarrons le rallye … dans un bouchon !

C’est assez cocasse d’ailleurs. Nous sommes décapotés, cheveux au vent si je puis dire, et nous voilà au milieu de vacanciers emmitouflés dans des doudounes, avec leur matériel de ski sur le toit ….

Enfin, cet épisode ne dure que peu de temps car nous prenons la première sortie sous l’air amusé des vacanciers pour enfin nous engager tranquillement sur la route du rallye et nous arrivons au départ de la spéciale « Col du Granier ».

Les organisateurs nous précisent même qu’il s’agit d’une partie d’une spéciale du Rallye de Monte-Carlo.  Bon, nous n’allons pas nous prendre pour Sébastien Loebb, mais nous démarrons sérieusement et avec concentration pour une ZR de 17km, sans pièges, avec moyenne imposée est de 49,9km/h.

Nous arrivons très vite à trouver notre rythme et mon copilote prend très bien  ses marques.

Résultat, nous passons (à priori) les contrôle en dessous des 5 secondes ce qui nous ravit.

 img002

 

 

 

Fort de cette mise en route réussie, nous démarrons quelques km plus loin la 2ème ZR de cette 1ère étape (vous suivez toujours ?) : 18km entre Saint Bernard du Touvet et Le Touvet avec un passage au col de Marcieu.

Là, ça se complique quelque peu car la route est plus sinueuse, nous perdons le rythme dans les virages serrés et devons systématiquement rattraper les secondes de retard tout de suite après chaque virage. Bref, nous ne sommes pas encore très bien réglés à ce petit jeu et nous avons du mal à garder un rythme régulier au point de passer un contrôle « à l’aveugle », sans savoir notre position en temps.

Grrrrr ….

Il faut dire qu’une moyenne à 49,9km/h est un peu dure à tenir avec la MGA lorsque la route est tortueuse et avec des dénivelés conséquents.

Aller, pas d’inquiétude … Et puis cette 1ère étape arrive à sa fin, avec à la clé un bon déjeuner qui nous attend. Et ça, c’est tout aussi appréciable qu’important !!!

Cette année, aucun résultat intermédiaire ne nous est donné au déjeuner, mais finalement, ce n’est pas plus mal.

Comme d’habitude, cette pause nous permet d’échanger sur les voitures, sur l’étape et sur plein d’autres choses. Certains en profitent pour vérifier quelques réglages de trip, de sondes …

Et pas nous … ! Car tout fonctionne parfaitement, y compris notre satané tripmaster !

Routes-de-Savoie-2010 2947

 

La pause s’éternise quelque peu car le personnel du restaurant semble un peu débordé par le monde au point que nous attrapons au vol notre café en le chipant sur le plateau de la serveuse, avant de rejoindre la voiture.

La journée est loin d’être finie … !

 

 

2ème  ETAPE : PINSOT > LESCHERAINES / 110 km

 

Cette 2ème étape démarre immédiatement par une ZR d’une douzaine de km.

Alors que nous nous préparons à partir sereinement, le commissaire nous annonce que nous sommes en 16ème position après l’étape du matin. Cette place nous réjouit et surtout décuple notre motivation. Avec mon copilote, nous nous lançons un regard conquérant en nous disant que 12km, c’est peu, qu’il n’y aura vraisemblablement qu’un contrôle et qu’il faut donc absolument que nous maintenions la moyenne de 48km/H avec le plus de régularité possible pour être dans la seconde tout le temps.

Au top départ, je fais donc vrombir le moteur de la MG, avec un couteau entre les dents et nous voilà partis en trombe  …..

Le rythme est immédiatement trouvé. Je commence à bien gérer la tenue de la vitesse à la simple position de l’aiguille du compteur et nous comprenons que, comme la voiture perd du temps dans les virages serrés, il nous faut les attaquer avec 3 ou 4 secondes d’avance pour en sortir dans la seconde.

Là nous sommes à la fois très concentrés et heureux comme des gamins !

Nous passons d’ailleurs le contrôle avec un cri de joie car nous sommes certains d’être à 1 ou 2 secondes maxi.

Le résultat détaillé nous montrera d’ailleurs par la suite que nous avons passé le contrôle de cette ZR, ni à 2 secondes de retard, ni à 1 seconde mais à …..  0 seconde !

Le pied !!!!!

Fort de cette belle ZR3, nous poursuivons notre route vers la ZR4 …

 

Tout d’un coup, au sortir d’un virage, alors que mon copilote prépare la prochaine ZR, je donne un coup de frein qui le fait sursauter …

Au bout de ligne droite qui s’étire devant nous, je distingue une voiture bleu foncé, type « kangou », avec 2 trépieds placés devant et une personne penchée sur l’un de ces trépieds.

Y aurait-il quelques gendarmes zélés qui auraient décidés de nous surveiller sur cette route de campagne ???

Soyons prudents …. Je fixe mon compteur à 50 et nous nous redressons fièrement sur nos sièges, prêts à esquisser un gentil sourire à la maréchaussée !

Quand tout d’un coup, mon copilote et moi-même  nous regardons et éclatons de rires …

Pas l’ombre d’un képi, mais tout simplement un « admirateur » qui a installé son caméscope et son appareil photo sur 2 trépieds et qui « flashe » les concurrents !

J’entends ici les commentaires ………………… !

 

Mais reprenant nos esprits concentrés, nous atteignons le départ de la ZR4 : 24km, moyenne à 48km/h avec passage au col du Cucheron (1140m).

Boostés de notre prestation de la ZR  précédente, nous attaquons celle-ci avec la même fougue et le même enthousiasme. Le rythme est très bon et nous pouvons même parler ici de stratégie. Accélérations avant les épingles pour avoir 2 à 3 secondes d’avance, passage des virages serrés avec perte naturelle de vitesse, reprise à la sortie du virage pour être dans la seconde. Bref, tout s’enchaîne très bien.

Comme le road-book est assez simple sur ces portions de ZR, mon copilote n’a pas besoin de me donner beaucoup d’indications. Je garde un œil sur les 2 ou 3 infos importantes que j’ai pris soin de mémoriser avant. Il peut donc se concentrer sur les annonces de temps sans lever son nez de sa table de moyennes, du tripmaster et du chronomètre.

La neige est de plus en plus présente sur les bas cotés et au sommet du col, quelques petites plaques de neige résiduelles, sur la route, m’oblige à la prudence.

022 (4)

La redescente après le col est tout aussi rythmée. Il s’avère d’ailleurs plus difficile de tenir la moyenne en descente qu’en montée. En effet, une très légère accélération en descente nous fait tout de suite prendre beaucoup de secondes d’avance et on a vite fait de prendre de la vitesse. En clair, les montées ne se gèrent pas de la même façon que les descentes.

Mais cette ZR4 se passe à priori tout aussi bien que la précédente.

 

La liaison jusqu’à la ZR5 (et oui, dans cette 2ème étape, nous avons 3 « spéciales ») nous laisse le temps de refaire le plein pour être tranquille jusqu’à la fin de la journée.

 

TSR5 (ou ZR5) : « Le Divin Marquis » … Tout un programme …

Ce nom (si on lance une recherche sur internet ….) renvoie plus à des notions de libertinage qu’à de la géographie. C’est pourtant ainsi que s’appelle notre 5ème ZR de la journée.

Alors Marquis de Sade ou pas ,  attention … Chaud devant !!!

Roadbook Le divin marquis

 

Rassurez-vous, ce récit ne va pas sombrer dans la débauche.

Reprenons donc nos esprits pour 12 km, moyenne imposée 48km/h avec passage du col du Frene (950m).

Aucun problème pour cette ZR que nous passons toujours avec un très bon rythme et une moyenne bien tenue.

Nous sommes contents d’arriver à la fin de cette 2ème étape car la fraicheur de la fin de journée se fait de plus en plus sentir au niveau des oreilles et du cou et nous n’avons ni écharpes, ni bonnets ! Autant dire que la 3ème étape se fera avec la capote et le chauffage.

Cette pause nous ravit d’autant plus que nos fans sont là ! Et oui, nos familles respectives, avec femmes et enfants sont venus nous rejoindre et nous arrivons donc sous leurs cris et applaudissements.

 

Le temps de nous restaurer un peu, de remettre la capote de la voiture et nous voilà prêts pour la dernière étape.

 

3ème ETAPE : LESCHERAINES > LE REVARD / 70 km

 

L’étape est un peu plus courte que les autres, mais avec 2 ZR, dont une première de 22km, avec une moyenne imposée de 49,9km/h et passage au Semnoz.

Cette ZR se déroule sur une route sans piège au road book, qui ne comporte d’ailleurs que 2 indications sur la totalité des 22 km. Autant dire que l’on va se concentrer encore plus facilement sur la tenue de la moyenne !

C’est parti ! La route est superbe car plus nous montons, plus le mur de neige qui borde la route, s’élève. Nous sommes cependant bien content d’avoir pris l’option capote et chauffage car un vent froid s’est levé et quelques petits flocons font leur apparition.

Route de Savoie 2010 585 Route de Savoie 2010 582

 

Les premiers km se font avec un rythme parfait. Comme on dit : "Nous sommes bien dans le coup !" 

Mais tout à coup, nous nous retrouvons juste derrière le concurrent qui nous précédait d’une trentaine de secondes, lui-même derrière 2 autres concurrents.

Vous connaissez le mot que l’on dit à ce moment là : M - - - -   !

Que se passe t-il ? Et bien un samedi en fin de journée, au sommet du SEMNOZ, par un vent froid et quelques flocons de neige, alors que nous devrions avoir une route tranquille … nous voilà 4 concurrents derrière un « oaiutpéjer iuzf_rxçr » (*) de touriste à 30 à l’heure !

(*) traduction impossible

Et en plus, ce ….. fait exprès de se mettre au milieu de la route !

Il faut attendre l’arrivée presque au sommet pour qu’il se gare sur le coté à la vitesse d’une charrette à bras !

A ce moment là, les 4 voitures repartent en trombe (je rappelle ici que nous respectons toujours le code de la route. C’est la principale règle de l’épreuve !) mais le point de contrôle a été positionné 500m après que le « touriste » se soit garé !

 

Malgré un  mécontentement certain (voire une déception) nous devons nous résigner à perdre 60 secondes à ce point de contrôle.

Mais c’est là aussi la règle du jeu. Nous sommes sur routes dites « ouvertes » et ce type d’aléas peut arriver. C’est comme ça !

La descente jusqu’à la fin de cette ZR est un grand moment car nous devons essayer de rattraper ces 60 secondes au cas où il y aurait un autre contrôle avant l’arrivée. A cela s’ajoute une route un peu humide et une indication (la seule de cette ZR) à ne pas rater au km 19.

Bref, nous voilà partis dans une descente tout aussi tendue qu’amusante et nous retrouvons très vite notre rythme «  …  40 secondes ….. 30 secondes …. 20 secondes …. 10 secondes … ça y est, tu es dans la seconde ! ».

Nous rattrapons si bien notre retard que nous passons le 2ème contrôle avec …. 1 seconde pile de retard !

Mais ne nous parlez pas du paysage, lors de cette descente ! Nous n’avons rien vu, trop concentrés, moi sur la route et sur mon compteur, mon copilote sur sa table de moyenne, le tripmaster et le chrono.

C’était absolument génial comme moment, au point même de pardonner au fameux « touriste du Semnoz », car le retard qu’il nous a fait prendre nous a procurer le plaisir d’une descente extrêmement amusante.

 

En revanche, la fatigue se fait sentir et nous attaquons la dernière ZR avec l’impatience de l’arrivée finale.

P4030013

Heureusement, cette ZR est assez courte (10km) et sans trop de difficultés. Nous y perdons quelques points pour 3 secondes d’avance, mais ce n’est pas grave.

 

L’arrivée au sommet de la station du Revard est superbe. Le restaurant, perché dans le vide, surplombe la vallée, le lac du Bourget et la ville d’Aix-les Bains, avec les lumières de la ville qui s'allument.

Route de Savoie 2010 1000

 

Encore une journée vraiment géniale ! 

 

 

RESULTATS ET RETOUR

 

Le diner qui clôture cette belle journée est toujours un moment d’une grande convivialité, ponctué par l’annonce des résultats où tous les concurrents se voient récompensés.

Pour nous, ce sera une belle 13ème place qui nous ravit.

L’analyse des résultats étape par étape nous montrera que nous avons eu globalement de très bons temps de passage. Et si l’on fait abstraction du « touriste du Semnoz », seule la 2ème ZR de la 1ère étape a été un peu ratée avec  33 et 21 secondes de retard.

 

En tout cas, nous sommes vraiment ravis et n’attendons déjà qu’une chose : l’édition 2011, avec un très grand merci à l’équipe de Drôme Auto Passion pour son organisation et sa gentillesse.

 

Mais le récit n’est pas tout à fait terminé …..

 

23h … sortie du restaurant : la neige tombe fortement, une neige lourde, très humide, qui recouvre la route d’une pellicule pas très attirante !

Aie aie aie !

Nous fermons donc toutes les écoutilles de la MGA, je mets en route les 2 microscopiques essuie-glaces dont le rythme (que dis-je … la lenteur plutôt !) fait bien rire mon copilote moqueur, j’enclenche le chauffage et le pseudo « dégivrage », et nous voilà partis pour redescendre sur Aix-les Bains.

Nuit noire, route sinueuse quelque peu blanchie par une neige mélangée à la pluie … autant dire que nous descendons à 30km/h.  Une descente dantesque où j’ai le menton presque posé sur le volant. Mon copilote ne se moque plus du tout de mes essuie-glaces et surveille les quelques indications de la route.

Pour couronner le tout, la voiture, qui a été vraiment impériale jusqu’à présent, se met à caler à chaque fois que je rétrograde (les moqueries sur ses essuie-glaces ne lui ont pas plu !).

Heureusement, plus nous descendons, plus la neige fait place à une grosse pluie avec une route qui s’améliore (si l’on peut dire) et nous regagnons notre hôtel pour un repos bien mérité.

Je n’ai pas le courage d’ouvrir le capot du moteur pour trouver le problème qui fait caler la voiture au ralenti.

Je découvrirai le lendemain que le bouchon d’un des 2 carburateurs a disparu. Il me faudra jouer à nouveau les Mac Gyver, comme l’année dernière pour fabriquer un bouchon provisoire et ramener la voiture à bon port. 

Ah, cette MGA, elle a toujours cette classe anglaise pour attendre la fin du rallye avant de donner un léger signe de contrariété !

Route de Savoie 2010 545

 

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

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commentaires

true religion 25/06/2010 04:38


It is the best site that i have ever read!


pandora charms 25/06/2010 04:36


Vous avez bien saisi le clin d'oeil au marquis de Sade, ce nom a été choisi pour cette TSR car il a purgé sa peine au chateau de Miolans que vous avez contourné au cour de l'épreuve.


NANCY 26/04/2010 23:17


Un récit DANTESQUE
(Puisqu'on est dans les références littéraire !)
Bravo quel talent. Tu nous tiens en haleine jusqu'au bout et avec beaucoup d'humour.
Je viens de passer un bon moment à lire tes aventures.
Merci pour les encouragements.
J'ai hâte de lire le récit de tes péripéties en vallée verte
A trés bientôt
NANCY


Jean François 22/04/2010 10:52


Merci pour votre truculent récit, constater que nos participants ont prit du plaisir à rouler.
Nous sommes motivés pour 2011, mais en poussant la date de quelques semaines pour offrir un catalogue de routes plus étoffé.
Vous avez bien saisi le clin d'oeil au marquis de Sade, ce nom a été choisi pour cette TSR car il a purgé sa peine au chateau de Miolans que vous avez contourné au cour de l'épreuve.
Bien amicalement
Jean François


Romeo et Juliette 16/04/2010 08:34


Un rallye sympa ... mais encore un peu loin de notre base actuelle (Hyères) mais quand notre petit refuge de Saint Christophe en Oisans sera fini ... on viendra vous rejoindre.
Beau reportage et tous les aleas qui pimentent le rallye historique.
Amitiés sportives.
Romeo et Juliette