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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 23:31
Nouvelle édition avec une belle affiche ........

http://letourdumontblanc.com/tour_mont-blanc_edition2013.html
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:24

 

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http://www.letourdumontblanc.com/

 

Et bien voilà une magnifique édition de ce Tour du Mont-Blanc qui s'achève.

Une météo idyllique,

Une parcours toujours aussi grandiose,

Un road-book toujours aussi piégux dans la catégorie "Navigation", 

Un joli plateau de voitures,

Des copains anciens et nouveaux,

Des spectateurs nombreux,

 

Bref tous les ingrédients étaient là !

 

Premère étape : le traditionnel pique-nique des "MGistes" "Forumistes", à Argentières. Toujours un super moment, avec de nouveaux venus

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Puis après-midi sur la Place du Mont-Blanc, à Chamonix

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Un petit faible pour cette belle Jaguar Type E noire et rutilante :

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Le "fil rouge" du Samedi (ballade d'une heure jusqu'à Sallanche et retrour sur Chamonix) est l'occasion pour ma MGA de faire la une belle dans le journal du lundi !

ARTICLE SALLANCHES ARRIVEE FIL ROUGE 

 

Le lendemain matin,départ 6h41, au pied d'un Mont-Blanc qui s'éveille !

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 Et tout au long de la journée, des paysages et points de vue grandioses

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Et un road-book, en "Navigation", tordu mais comme on l'aime ...... ! Et oui on est un peu maso pour ça !!!

Voici une page de road-book "traditionnelle", jusque la, tout va bien ...

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Mais quand on connait l'esprit un peu "tordu" du traceur, on sait que lorsqu'il n'y a plus les distances indiquées, c'est qu'il y a un piège quelque part et un contrôle de passage caché quelque part ...

 

Voici maintenant celui que je digère toujours assez difficilement : le fléché allemand, appelé aussi "arètes de poisson" :

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Une ligne droite (qui ne veut pas dire que la route est droite, loin de là !) et des "arètes" de part et d'autre. Et avec ça, on va où ????

Il y a 2 ans, ce tracé m'était resté dans la gorge avec 3/4h à tourner en rond dans le même patelin et on était pas les seuls dans ce cas ... 

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Et bien cette année, bingo ! je l'ai mangé, avalé et digéré son arête ... et sans une erreur sur ce morceau du parcours ! Je lui avais bien dit à Robin (le traceur) que je l'aurai un jour, comme dit la pub !!!

 

Allez, une autre petite vacherie ?

Là, on remplace les indications par des cadrans d'horloge et on vous dit : "vous rentrez par la petite aiguille et vous ressortez par la grande" ... Un truc à ne plus savoir quelle heure il est ..... !

Et pour être sur que vous passez par la bonne route, on vous demande de noter la première et la dernière lettre des panneaux d'entrée des villages traversés ... et en plus c'était en Italie ... !

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Et bien là aussi, réussite totale sur celle partie !

 

Le résultat ? Une 3ème place derrière 2 ténors de la spécialité. Une belle cerise sur le gateau de ce super week end !

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 18:22

C'est reparti : Rallye des Routes de Savoie 2012

16 juin 2012

La voiture est prète, en version "racing", avec une nouvelle capote (au cas où !)

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:09

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Cette nouvelle édition de la Ronde du Bugey s'annonçait sous les meilleurs auspices : la voiture, rodée au Tour du Mont-Blanc, mi-septembre, aprés les péripéties du printemps, tournait au quart de tour, la météo était idyllique, mon co-pilote prêt à en découdre, une ambiance sympa ... bref, une grande Ronde se préparait .....

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Mais si vous avez l'habitude de lire mes récits, vous allez voir que, si j'ose dire "comme d'habitude ces derniers temps", les meilleurs auspices ne sont pas toujours du coté que l'on souhaiterait .....

 

 

 

La suite du récit très bientôt .....

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 14:01

   http://www.letourdumontblanc.com/

 

 Nouvelle édition du Tour du Mont-Blanc 2011.

Une édition à ne pas manquer car non seulement c'était l'occasion de retrouver une bonne partie de la super équipe qui avait fait mon assistance au Monte-Carlo Historique 2011, mais aussi parce que justement au MCH 2011, j'avais porté, en quelques sortes, les couleurs www.letourdumontblanc.com.

Seul regret, c'est que mon copilote (ma femme) a du déclarer forfait en raison d'une contrainte familiale.  

Comme chaque année, maintenant, le samedi midi est l'occasion d'un sympathique pique-nique avec les membres du Forum MG (http://www2.mgcontact.eu/phpBB2/viewforum.php?f=72), à Argentière .

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Le samedi aprés-midi, toutes les voitures se retrouvent sur la place du Mont-Blanc. Un panoramique vraiment magique !

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Le rallye se déroule quant à lui le dimanche, avec un départ en fonction de l'agé de sa voiture. Les plus anciennes partant le plus tôt, soit 6h34 pour moi !

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Comme l'année dernière, la météo du week-end a été absoluement superbe (sauf l'arrivée de la pluie le dimanche en fin de journée).

Tour du Mont-Blanc 2011 036 Tour-du-Mont-Blanc-2011 4134

Un petit clin d'oeil à une voiture absoluement splendide (l'un des seuls rêves qui pourrait remplacer ma MGA ... !) : une Jaguar XK120 "Racing" de 1952 ....

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Devant impérativement rejoindre Lyon le dimanche soir vers 21h, je n'ai malheureusement pas pu suivre le parcours exact sur la fin, mais malgré celà, une place de 10ème n'est finalement pas mal aprés tout, surtout en étant à la fois pilote et copilote dans la catégorie NAVIGATION.

ET une satisfaction : si vous avez lu le récit de la Route des Grandes Alpes et des Routes de Savoie, intitulé "Un taxi pour Tobrouk", vous avez vu que ma panne était intervenu juste avant le col de la Colombière.

Comme le Tour du Mont-Blanc y passait, je ne pouvais donc pas ne pas m'y arréter pour immortaliser ce passage pour pouvoir dire : je l'ai ENFIN fait !!!

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Enfin, encore un super week end où cette fois, la MG a été impériale de fiabilité !

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 12:49

Parti pour faire la première partie de la Route des Grandes Alpes, et dans la foulée le rallye des Routes de Savoie … je voyais le programme de ces 3 jours sous de beaux auspices pour des paysages magnifiques ….

Mais voilà le récit plutôt épique de ce qui s’est finalement transformé en « Un taxi pour Tobrouk » où d’ailleurs je n’ai toujours pas vu Tobrouk !!!

Petit rappel du programme :

Mercredi soir : diner à Yvoire, en compagnie des protagonistes, que dis-je, des MG’istes du Forum MG avant le départ, le lendemain matin pour la Route des Grandes Alpes.

Jeudi : 1ère étape de cette Route mythique, jusqu’à ……………

Vendredi : 1ère partie de la 2èmejournée, avant de bifurquer vers Aix les Bains dans l’après-midi pour les vérifications administratives et techniques des Routes de Savoie

Samedi : Récupération de mon copilote et départ des Routes de Savoie

Jusque là, comme on dit, que du bonheur en prévision …..

MERCREDI :

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La journée de travail s’éternise et ce n’est que vers 19h que je peux enfin quitter le bureau pour rejoindre Yvoire.

Magnifique fin de journée sous le soleil, route sans encombre … mais déjà à la bourre car Yvoire parait prés sur une carte, mais il me faut quand même 2 bonnes heures. Enfin, un bon 110 sur l’autoroute ne fait pas peur à la voiture !!!

A Yvoire, les « chudistes » du forum MG (enfin disons ceux qui sont venu du Sud de la France) poursuivent tranquillement leur repas sur la terrasse de l’hôtel, au soleil couchant, avec une très belle vue sur le lac Léman. Je prends donc ce sympathique diner en cours pour déguster de délicieux filets de perches et passer une excellente soirée.

Bref, ce petit périple semble s’annoncer sous les meilleurs auspices !!!

 

JEUDI :

Après une très bonne nuit, nous nous retrouvons tous au petit déjeuner, toujours sur la terrasse et sous un beau soleil. Là, nous rejoignent les locaux du Forum.

Fixation des plaques et autocollants, distribution de road-book de la première étape et nous voilà partis.

Belle route à travers la vallée verte, temps idéal en ce beau matin de juin, température parfaite. Bref, le rêve pour rouler en décapotable, cheveux aux vents …. !

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Nous faisons quelques petits arrêts pour admirer certaines vues et pour rester groupés et là, premier évènement : la voiture devant moi perd sa plaque de rallye qui vole et manque de me décapiter au passage.

Je freine et m’arrête pour ramasser l’arme du crime alors que « l’assassin » ne semble pas s’être rendu compte de la chose !

Bref, nous traversons le village du  Reposoir, doublons quelques cyclistes téméraires à l’assaut du col de la Colombière ….

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Les virages s’enchainent comme je les aime, me rappelant d’intenses souvenirs hivernaux sur les routes du Monte-Carlo Historique. Il faut dire que depuis cette aventure, je n’avais pas réellement roulé avec la belle sur des routes montagneuses et le plaisir est vraiment là !

Un, deux, trois virages … le pied …. Puis ….. teuf teuf teuf …. Le moteur se met à tousser, plus d’accélération et en pleine montée, plus rien !!!

Pas de panique. Bernard qui me suivait s’arrête. Nous pensons que le tuyau d’arrivée d’essence jusqu’aux carburateur, touchant le moteur brulant, à pu provoquer un effet de bouillonnement de l’essence et décidons d’attendre un peu que tout ça refroidisse.

Mais rien n’y fait, impossible de redémarrer.

Avec Bernard, nous décidons de faire faire demi-tour à la voiture, ce qui, sur une route pas très large, avec un beau ravin sur le coté et une pente soutenue n’est pas chose aisée.

Une fois dans le sens de la descente, je monte dans la voiture et tente de la démarrer en descendant. Toujours rien.

Bernard croyant que le moteur était reparti, rejoint les autres qui n’ont pu s’arrêter au col en raison du monde et qui ont poursuivi. Pour ma part, je continue en roue libre jusqu’au village du Reposoir (il porte bien son nom celui-là !!!) ou j’arrive à me garer sur la place de l’église.

J’entreprends alors une inspection du moteur pour essayer de comprendre l’origine de cette panne subite. Il semble bien qu’il y ait un problème d’allumage.

Après une heure le nez dans le moteur, et alors que le temps commence à se détériorer, une dame passant par là me propose d’appeler son mari qui n’est pas loin et qui, retraité, possède quelques compétence en mécanique.

Me sentant quelque peu seul, j’accepte cette proposition avec plaisir ce qui d’ailleurs me redonne quelque espoir de voir le moteur repartir.

Son diagnostic confirme mes soupçons sur l’allumage. Nous branchons la bobine de secours que j’avais installée pour le Monte-Carlo, mais toujours rien.

Nous ouvrons l’allumeur et constatons que les vis platinées sont plus qu’usées, voire même piquées.

Qu’à cela ne tienne, j’ai un allumeur neuf dans le coffre. J’en extrais les vis platinées pour les installer sur l’allumeur de la voiture. Mais elles ne semblent pas parfaitement identiques aux autres et nous devons tenter de les adapter. Malheureusement, rien n’y fait, pas même le changement du condensateur.

La pluie commence à faire son apparition, l’après-midi est déjà bien entamée et mon bon samaritain s’excuse de n’avoir pas pu m’aider à trouver la panne. Je le remercie cependant de son aide et commence à envisager un dépannage.

J’appelle donc mon assureur qui fait le nécessaire pour m’envoyer une dépanneuse avant la fin de l’après-midi.

Mon ami Jean-Pierre et son neveu Robin, qui avaient mis au point le road-book de la première étape redescende chez eux vers Bonneville car ils ne devaient pas faire l’ensemble du périple.

Me voyant sur la place de l’église, ils s’arrêtent pour venir aux nouvelles. Je les rassure en leur expliquant qu’un dépannage est en cours pour emmener la voiture sur Cluses chez un garagiste qui la regardera demain matin et que je dormirai à l’hôtel à Cluses en attendant de voir comment la suite.

Le temps est passé en quelques minutes à l’orage et ayant laissé Jean-Pierre et Robin repartir, je me suis réfugié dans le café du village, quelque peu désert d’ailleurs, pour attendre la dépanneuse.

Je n’ai plus qu’une idée en tête : trouver la panne en espérant qu’il n’y ait pas de pièce à changer, pour pouvoir être opérationnel le samedi pour le rallye des Routes de Savoie avec mon copilote qui m’attend avec impatience. Un petit coup de téléphone me permet de l’avertir quand même de mes déboire, tout en le rassurant puisque nous ne sommes finalement que jeudi et j’ai donc un peu plus de 24 heures pour que tout rentre dans l’ordre.

Malgré cette météo noircie par l’orage, qui aurait pu me donner le cafard dans ce village du Reposoir, l’attente de la dépanneuse est agréablement animée par le passage du Rallye de la Coupe des Alpes, parti en début d’après-midi d’Evian. Aston Martin, Austin Healey, Ferrari, Porche et autres anciennes de prestige se succèdent sous mes yeux, me faisant un peu oublier mes déboires.

Je rigole même tout seul en me disant qu’à 2 ou 3 heures prés, j’aurais bloqué tout ce rallye dans la montée du col de la Colombière …

L’arrivée de la dépanneuse me fait revenir sur terre et pour la première fois depuis que je l’ai, je vois ma MGA monter sur un plateau pour être rapatrier dans un garage.

Tandis que je laisse la voiture à Cluses chez un garagiste, je pars trouver un hôtel non loin et me remets de cette journée intense en m’offrant une bonne croute savoyarde et un bon p’tit vin blanc ! Il n’y a pas de raison de se laisser abattre !!!

 

VENDREDI :

Après une nuit agitée, je suis debout aux aurores pour rejoindre au plus tôt le garage et connaître le verdict.

Le garagiste est débordé mais trouve un moment pour jeter un œil à ma pauvre voiture. Diagnostic clair : c’est la bobine d’allumage qui semble morte. Certes ce n’est pas grave en soi, mais allez trouver une bobine de ce type à Cluses ou dans les environs !!!

Heureusement, une lueur d’esprit me fait penser à Jean-Pierre, le MG’iste qui habite à Bonneville. Un coup de téléphone, quelques explications et 30 minutes plus tard, mon sauveur arrive avec une belle bobine (d’allumage !)

Le changement se fait en 2 temps 3 mouvement et voilà ma belle qui démarre au ¼ de tour. JE respire.

Il est midi, juste le temps de remettre mes affaires dans le coffre et en avant direction Aix les Bains.

Clé de contact, démarrage, coup d’accélérateur et ………….. pffffffffffff REBELOTTE !!!!! Plus d’accélération et redémarrage impossible.  Je peste ….

 Me voilà revenu au point de départ, seul sur le parking du garage, tout le monde étant parti déjeuner ….

Bon allez, restons zen, reprenons nos esprits et réfléchissons un peu. Si la bobine est bonne, ça doit venir du réglage de l’allumeur qui a été bien secoué. Je remonte donc mes manches et replonge dans le moteur pour commencer un réglage d’allumage. Une première pour moi !

Au bout d’une demi-heure, je la voiture démarre et accélère sans problème. Je me prends tout d’un coup pour un super mécano et quitte le parking avec soulagement.

Les 10 premiers km se passent sans encombre puis voilà qu’elle se remet à tousser, puis à caler ….

Je m’arrête, je reprends le réglage d’allumage … ça redémarre … 5km … rebelote … re-réglage … re-redémarrage … re-5km …. Re-calage …. Et ça va durer comme ça pendant plus de 2 heures.

Je désespère d’atteindre Aix les Bains, d’autant que la pluie fait son apparition. Je crois que je suis bon pour un nouveau dépannage (heureusement que j’ai une bonne assurance !!!)

Et là, alors que je suis sur le bas coté en train de mettre la capote, une voiture arrive et se gare devant moi. Un bon samaritain, me dis-je ! Et qui je vois sortir du véhicule … Jean-Pierre, qui la veille m’avait sauvé avec sa bobine d’allumage.

Une apparition. Je lui demande même s’il n’a pas mis un mouchard sur la bobine qu’il m’a prêtée … Mais le hasard fait bien les choses. Lui qui ne prend que très rarement cette route se trouve la par le plus grand des hasards.

Prenant le taureau par les cornes, il appelle son mécano qui accepte de venir chercher la voiture avec un plateau pour y jeter un œil. Retour donc vers Bonneville. Mais il se fait tard et l’analyse ne pourra se faire que le lendemain.

Mon bon samaritain me propose donc de m’héberger et je profite donc d’un agréable diner pour me remettre de ces 36 heures infernales.

Un coup de téléphone à mon copilote prévu pour les Routes de Savoie du lendemain me permet de l’avertir de mes déboires. Jean-Pierre m’ayant assuré que son mécano allait tout remettre en ordre rapidement le samedi matin de bonne heure et le départ du rallye n’étant que vers 11heures, nous convenons que tout reste jouable et que nous nous retrouverions au départ.

 

SAMEDI :

Debout 7heures. Jean-Pierre tente de me rassurer. Si son mécano n’appelle pas, c’est qu’il est déjà dessus …  8heures, 9heures … coup de téléphone. Le nouvel allumeur que j’avais est installé, avec un faisceau de 4L et ça tourne. Nous filons rejoindre le garage et j’essaie la voiture dans le quartier. Tout va bien ! Super … !

Je remercie mes 2 sauveurs et sous une pluie battante, je rejoins sans encombre Aix les Bains. Malheureusement, tous les participants ont déjà pris le départ et nous prévenons donc l’organisateur que nous rejoindrons les concurrents au déjeuner de midi pour prendre part aux étapes de l’après-midi.

Le temps de mettre en place autocollants et plaques de rallye sur le parking d’Aix, et nous voilà partie, avec mon copilote, direction le déjeuner à Saint-Hélène …….. !!!!!  (sur Isère)

60km sans problèmes. Certes, on entend un petit raté de temps en temps, mais de façon très très sporadique et sans que cela ne nous inquiète.

Nous arrivons dans les premiers au déjeuner. Il semble que l’étape du matin n’ait pas été facile pour les concurrents, avec des routes assez mauvaises, ce qui ne nous étonne guère, au vu de la météo !

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Les organisateurs décident même de réduire les moyennes prévues pour l’après-midi, par mesure de sécurité.

Je profite de la pause pour jeter un oeil à la pompe à essence, pensant que les quelques petits "ratés" entendus sur la route pouvaient venir d'une saleté dans le filtre. (j'ai déja eu ce problème !).

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Mais rien d'anormal de ce coté là. Tant pis, nous sommes quand même prêts à en découdre !!!!!!

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L’heure du départ arrive et les concurrents s’élancent alors un à un, toutes les minutes 

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Notre numéro élevé va nous faire partir dans les deniers, mais cela importe peu. Nous nous mettons dans la file, moteur au ralenti ……

Il reste 3 ou 4 voitures devant nous (et la même chose derrière d’ailleurs). J’accélère alors pour avancer et là …………………………… pffffffffffffffffffffffffffff ……. Plus rien …………… CA RECOMMENCE COMME LA VEILLE !!!!!

Faut-il que je l’aime beaucoup ma voiture pour garder le calme nécessaire et tenter d’analyser la situation.

Les concurrents situés derrière nous passent devant, des personnes s’approchent et chacun y va de son analyse …. Trop d’essence arrive aux carbus … l’essence est trop riche …. C’est un mauvais réglage …. C’est l’allumage qui s’est déréglé ….  Bref, y en a pour tout le monde …. Va faire le tri après ça !!!!!!

Bon, finalement, nous laissons tout le monde partir et tentons de faire quelques réglages … ça redémarre au bout de quelques minutes et nous décidons de suivre quand même le parcours du road-book. Tant pis pour le temps. 

Mais voilà que 3 km plus loin RE RE RE belote !!!!

Nous analysons la situation et considérons finalement qu’il n’est pas raisonnable de s’engager sur le parcours du rallye avec le risque de tomber vraiment en rade en pleine campagne.

Nous décidons donc de regagner tranquillement Aix les bains (une soixantaine de km). Je dis bien … tranquillement …. Mais la tranquillité de ce trajet va s’avérer être un parcours du combattant.

Tous les 3km, plus d’accélération … ça devient systématique. Nous tentons à chaque arrêt un réglage, nous patientons quelques minutes et arrivons à repartir. Mais c’est à chaque fois de plus en plus difficile, sans compter que nous ne choisissons pas les endroits où la voiture s’arrête …

C’est d’ailleurs ce qui va nous « amuser » car l’un de ces arrêts se produit au bord de la départementale, à l’entrée d’un petit chemin où nous nous retrouvons devant 2 ….. « spectatrices » de couleur « ébène » …. Que dis-je …. 2  « filles de joie » pour rester dans des termes de gentleman. Alors que mon copilote et moi-même nous penchons dans le moteur, ces 2 spectatrices, avec leur regard en coin, semble se demander si nous ne cherchons pas à leur faire le coup de la panne, ce qui sur le moment, nous amuse d’ailleurs.

Mais à l’arrêt suivant, nous en retrouvons 2 autres et là, notre amusement s’est quelque peu estompé car nous voyons plus loin dans le chemin une voiture qui s’apprête à en sortir et qui nous fait assez penser au « patron » de ces dames …  Comme nous bloquons le « parking clientèle » de ces dames, nous nous demandons si le « patron » ne va pas nous réclamer quelque chose …

Autant dire que j’ai, j’ai prié très fort pour que la voiture redémarre au plus vite …

Bref, nous poursuivons tant bien que mal nos sauts de puces et au bout de 3 heures, nous nous approchons de Chambéry.

Mais il commence à se faire un peu tard et la traversée de Chambéry m’inquiète. Après réflexion, nous décidons de jeter l’éponge.

Mon copilote contacte alors un ami sur Chambéry pour se faire conduire jusqu’à sa voiture restée à Aix et revenir me chercher pour que nous remorquions l’Anglaise.

En attendant son retour, je prépare la voiture à ce remorquage en fixant le triangle sur la malle arrière et en confectionnant 2 « phares » rouges car en 1962, les warning n’existaient pas ….. !

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C’est à la nuit tombée, et alors que la pluie commence à tomber que nous démarrons notre périple de remorquage … traversée de Chambéry, tunnel du chat, ….. Et en 2 heures nous atteignons Brégnier Cordon où nous attend un ami pour accueillir la voiture … dans sa grange !

Ce n’est qu’à ce moment là que je me suis vraiment senti soulagé, après ces presque 72 heures de rebondissement et de péripéties.

 

En fait, je crois bien que ma chère MGA s’est un peu vengée de ce que je lui avais fait subir au Monte-Carlo Historique. Mais je ne lui en veux pas, bien au contraire. Car avec 72 heures comme celles que je viens de passer, quelque peu éreintantes, voire stressantes parfois, j’ai l’impression d’être parti en vacances pendant au moins 15 jours.

 

Enfin, un bon check up complet va sans doute être nécessaire pour remettre la voiture sur pieds, que dis-je, sur roues.

J’avais promis à mon copilote une journée de rallye intense.

Même sans rallye, je pense que l’intensité de la journée a bien été réelle … et finalement, L’AVENTURE, C’EST L’AVENTURE !!!

Promis, pour le prochain rallye de régularité, elle sera opérationnelle et la place de copilote lui est réservée !!!

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:17

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Un « petit » rallye sympa dans le Bugey, 180km, avec 3 ZR (zones de régularité) d’une vingtaine de km chacune. Voilà comment on pourrait résumer cette journée.

Démarrage le dimanche matin à ….. 6h30. Un peu tôt pour un dimanche, mais le RV était prévu vers 7h15/7h30 et nous avions bien 3/4h de route.

Quand je dis nous, il s’agit bien sur des 3 participants de la famille : ma fille Elise, moi-même et notre MGA.

 

Nous arrivons donc  au lever du soleil pour les vérifications habituelles. Sans parler du privilège de l’âge, (quoique … !), nous voilà affubler du numéro  1, étant la voiture la plus ancienne. (Là au moins, nous sommes sûrs de gagner un prix !).

Le temps est un peu gris mais pas de pluie annoncée. Nous voilà donc décapotés, comme d’habitude. Et nous sommes les seuls dans ce cas ce qui nous vaut quelques félicitations.

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Le départ n’étant prévu qu’à 9h, nous prenons le temps de revoir les tâches de ma jeune copilote qui semble tout comprendre à la vitesse de l’éclair !

Grande nouveauté, nous allons tester le cadenseur que j’ai installé sur mon Iphone. Il s’agit d’une petite application qui calcule, en temps réel, la distance théorique à parcourir en fonction de la vitesse moyenne imposée qu’on lui a indiqué. C’est beaucoup plus facile que l’utilisation des tables de moyenne et que le calcul systématique des temps idéaux de passage. Le copilote a juste à comparer cette distance théorique qui s’égrène, avec celle indiquée par le tripmaster.

Encore faut-il pour cela paramétrer la bonne moyenne car sur la première ZR je me trompe de case et nous voilà parti avec une mauvaise moyenne. Je ne comprenais pas bien pourquoi plusieurs voitures me doublaient … ! A l’arrivée de la ZR, un concurrent m’indique mon erreur et je peste contre moi-même car nous étions parfaitement réglés.

Mais pas le temps de se remettre de ce faux-pas car les voitures repartent pour la 2ème ZR dans l’ordre des numéros.

Du coup, juste le temps de rentrer la bonne moyenne, et nous voilà reparti. Mais bizarrement, voilà que le tripmaster n’est pas bien calibré. Je regrette d’ailleurs qu’il n’y ait pas eu de zone d’étalonnage au départ, comme ça se fait habituellement. Du coup, je décide de laisser tomber le cadenseur et je calcule à toute vitesse quelques temps théoriques de passage à des points précis.

Dans cette précipitation, comme je gardais quand même un œil sur le road-book posé sur les genoux de ma fille, nous loupons une route et devons faire demi-tour. 2 minutes perdues mais comme nous naviguons un peu à vue, nous ne maitrisons pas tous les paramètres.

Enfin bref, nous attaquons la montée de Grand Colombier derrière une Dauphine, à peine plus âgée que nous. Elle est à la peine et me fait signe de la doubler. Je m’engage et là, manquant de reprise, me voilà à coté d’elle à 10km/h en plein essoufflement. Les 2 pilotes se regardent avec un sourire car nous sommes dans le même cas : pas de 1ère synchronisée. Je me mets donc presque à l’arrêt pour passer la première qui me redonne alors la reprise nécessaire pour doubler cette charmante Dauphine et atteindre le sommet avec une température plus qu’élevée.

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Heureusement, les organisateurs avaient prévu une pause d’une dizaine de minutes à l’arrivée de la ZR, au sommet, pour le paysage. Faute de pouvoir admirer celui –ci, les vallées restant dans le brouillard, nous échangeons quelques impressions avec les concurrents présents avant d’entreprendre la belle descente pour laquelle le road-book précisait : « ménagez vos freins » !

Et nous les avons sérieusement ménagés pour ne pas atterrir directement dans l’assiette du repas qui nous attendait en bas !

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Après un agréable déjeuner, nous décidons avant le dernier départ, de tout remettre à 0 : tripmaster, cadenseur, chronomètre pour repartir sur de bonnes bases. Mais n’ayant aucunes certitudes sur la précision de tripmaster, je propose à ma copilote de calculer les temps de passage de chaque information du road-book. Nous nous réorganisons donc, prêts à faire une bonne 3ème ZR.

 

Tout se passe parfaitement, les temps sont tenus à quelques secondes prêts, mais voilà qu’au milieu d’un village, ma pauvre copilote, sans doute avec une fatigue naissante, confond droite et gauche et nous loupons « l’Avenue des Vieux Fours ». Faut dire aussi, que dans un minuscule patelin, avoir une AVENUE … on pensait que ça se verrait … ! Que nenni ! C’était un ridicule petit panneau qui nous a fait faire un « joli » tour du village.

Vous me direz qu’après les cochons du Tour du Mont-Blanc 2009, le poisson de l’édition 2010, il nous manquait de quoi les faire cuire … ben voilà, on a enfin trouvé le « Vieux Four » !!!

Enfin bref, mes calculs m’indiquent 5 minutes de retard et un vingtaine de km avant la fin de la ZR. Autant dire qu’il ne faut pas trainer. Mais ça commence mal car voilà derrière  un « gros » concurrents dont la largeur de la voiture empêche tout dépassement vue l’étroitesse de la route. Je n’écrirai pas ici les mots prononcés à ce moment là … et en plus, je n’ai pas eu le temps de dire à ma fille de se boucher les oreilles avant de les prononcer !

Heureusement, il ralenti, se pousse légèrement, et hop, nous voilà relancés ….. Là, la conduite devient amusante (tout en restant prudente bien sûr), pour le plaisir tant du pilote que de la copilote.

Et voilà qu’un touriste du dimanche se met à hésiter devant nous : « … je me gare … je ne ma gare pas … ici ? ….. Non plus loin …. ? » …

Mais il va se décider ce ………….. ! (Nouvelle censure !)

Môsssieur se décide enfin à mettre son clignotant et à se garer à la vitesse d’une moissonneuse batteuse sur 3 roues.

Nous repartons donc de plus belle et rattrapons, à priori une bonne partie de notre retard. Mais après le passage du panneau indiquant la fin de la ZR,  nous sommes tellement sur notre lancée que nous poursuivons au même rythme jusqu’à la fin de l’étape que nous manquons de louper. Je passe devant et j’entends une petite voix très calme à coté de moi qui me dit : « Papa, je crois que tu as loupé la cave ! ». La cave ??? « Ben oui, il y a un arrêt à la cave devant laquelle on vient de passer » (Rappel : nous sommes alors dans l’appellation viticole du Montagnieu)

Je précise aux lecteurs ayant de mauvaises pensées que ma fille ne me considère pas comme un alcoolique, mais que le road-book précisait bien un arrêt dans une cave pour dégustation de Montagnieu (arrêt dégustation qui a lieu à la fin du rallye !).

RHB09

Bref, marche arrière … et le Montagnieu était excellent !. Mais juste un demi-verre car il faut rejoindre l’arrivée finale, même si celle-ci n’est plus qu’à une dizaine de km.

L’arrivée est très sympathique car les organisateurs avaient organisé une journée d’expo de vieilles voitures sur le site. Nous sommes donc arrivés au milieu d’une importante foule de spectateurs.

Certes, 180km ce n’est pas énorme, mais la fatigue est quand même un peu présente. Surtout pour ma jeune copilote.

Nous attendons patiemment les résultats et la remise des prix qui nous voit gratifier de 2 coupes … Et oui, malgré (si je puis dire) notre 12ème place sur 35.

La coupe pour la 2ème place au classement des plus anciennes voitures et la coupe pour la voiture la plus ancienne du plateau. Et une rose pour la copilote !

Comme je l’écrivais donc au début, un rallye bien sympathique, malgré nos quelques problèmes qui heureusement n’étaient pas mécaniques.

Toujours aussi sûre qu’une montre suisse, cette MGA !

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:21

L'édition 2010 du Tour du mont-Blanc vient de s'achever. Un grand week-end, riche en rencontres, en partage de bons moments et un plaisir toujours aussi intense de rouler sur ces routes magnifiques.

Affiche 2010  A02

Deux nouveautés importantes ont marqué cette édition.

La première est la rencontre de plusieurs membres du Forum MG Contact qui participaient au rallye sous l'appellation que nous nous étions donnée : "Team MG Contact", avec autocollants spéciaux pour l'occasion.

C'est ainsi que les membres participants à cette édition se sont retrouvés à Argentière le samedi à midi pour un picnique très sympathique au pied de notre beau Mont-Blanc. L'occasion d'aligner quelques unes de nos belles MG ...

TMB01  TMB02 

La 2ème nouveauté était le point de départ, puisqu'après plusieurs année d'absence, le rallye retrouvait cette année la Place du Mont-Blanc à l'entrée de Chamonix.

C'est ainsi que le samedi après-midi les concurrents se rassemblaient sur cette vaste place sous un soleil magnifique.

 TMB03 TMB04 

TMB06 

Et ce n'est pas désagréable de recevoir le soutien de championnes de ski, avec ma belle-mère et la grande Marielle Goitschel, fan de MGA, qui aurait bien voulu prendre le volant de la mienne !

TMB05 

16h30, départ pour le "fil rouge". L'équivalent d'un petit prologue entre Chamonix et Saint-Gervais, histoire de se mettre en condition pour le lendemain. Un petit parcours assez simple et pas désagréable vue le temps splendide.

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 Et un petit cocktail qui nous attendait devant le Casino de Saint-Gervais.

TMB08 TMB09

 

Dimanche matin, branle bas de combat à ....... 5h30 !!!

Et oui, d'habitude, on ménage les vielles dames, mais là, plus elles sont agées, plus elles partent tôt !

Comme la mienne est une personne agée (ma voiture !  pas ma femme ... pour ceux qui penseraient de travers !), nous partons en 5ème position, à 6h35. D'ou le numéro sur la portière !!!

Mais malgré l'heure matinale, il faut avouer que prendre le départ au pied d'un Mont-Blanc qui se réveille, c'est assez magique.

TMB10 A04

Nous voilà donc partis pour 400km et une dizaine de cols que nous enchainons avec un enthousisasme toujours intense.

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Pas de difficultés particulières dans les premières étapes bien que certains pièges du road-book nous ont fait tourner un peu dans quelques villages.

Il faut dire que lorsqu'on vous dit de "sortir du village par la petite balle" et qu'il faut comprendre sur une carte IGN  que le petit rond rouge représente une balle de tennis et indique un terrain devant lequel il faut passer pour quitter ce village .... vous comprendrez que le cerveau chauffe parfois autant que la voiture ... !

Mais le grand moment a quand même été le "passage chez le poissonnier", dont je n'ai toujours pas digéré l'arrète !

Je m'explique :

Sur une petite portion du parcours, dans un village, les dessins habituels étaient remplacés par ce que l'on appelle un fléché allemand ou Arête de poisson :

TMB22

Le point représente le point de départ et la flèche, l'endroit et le sens où vous devez aller. Il ne s'agit pas du tout de la représentation d'une route rectiligne. Il faut donc déjà ne pas s'imaginer que c'est une route droite avec des carrefours ou croisements. Ce serait trop simple.

En fait c'est une question de raisonnement (et donc de nouvel échauffement du cerveau !).

Pour faire simple, vous partez du point puis à chaque croisement vous comptez le nombre de possibilités. Exemple : premier croisement, vous devez trouver 2 routes et prendre celle de gauche en laissant celle de droite.

Autre exemple, au 4ème croisement : vous avez 3 choix (3 routes :les 2 sur le coté du tracé et celle où vous êtes). Et bien vous devez prendre celle de droite et laisser les 2 autres à gauche.

Vous suivez ??? Dites moi que vous êtes perdus, ça me rassurera car nous, nous avons fait le tour du village plusieurs fois sans trouver le bon parcours. Et nous n'étions pas les seuls à nous battre avec cette arête .....

7av2

(petit clin d'oeil à mon lecteur assidu, Triplix)

 

Rassurez-vous, pas de bagarres entre concurrents, loin de là. Au contraire, c'est assez comique de se croiser plusieurs fois dans le village avec un air perdu ... ! 

J'ai compris plus tard que nous nous étions trompé sur la position du point de départ ce qui faussait tout notre raisonnement.

Enfin, si je suis là, c'est que nous avons trouvé la sortie !

Mais je n'ai pas mangé de poisson pendant quelques temps ..... !

 

Finalement, dans ce Tour du Mont-Blanc, on se bat toujours avec des bestioles ...

L'année dernière nous avions "mangé du cochon" en tournant une heure autour de la fameuse Ferme aux Cochons prés de Saint-Pierre en Faucigny et cette année, nous avons "mangé du poisson" en essayant de digérer une arête pendant une demi-heure prés des Saisies.

 

Bon puisque nous en sommes  à des questions culinaires, nous avons pu faire passer notre arête au cours d'un bon déjeuner à Morgex, en Suisse, avant d'attaquer les 2 gros morceaux que sont le Petit et le Grand Saint-Bernard.

Mais là, pas de difficultés majeures dans le road-book. Alors nous avons déroulé les lacets de ces 2 cols avec un plaisir de conduite intense (surtout pour le pilote !).

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Contrairement à l'année dernière, la voiture n'a pas chauffé outre mesure. Elle est donc en pleine forme !!!

 

2 473 m ... même mi-septembre, il fait un peu frisquet là-haut ! d'autant plus que les nuages arrivent à grand pas et la pluie fait son apparition à Martigny. Ce n'est certes que passager, mais suffisant pour que l'on mette la capote pour éviter de transformer la voiture en baignoire.

 

Une fois la frontière suisse passée, le soleil refait son apparition, ou presque et la pluie s'est arrêtée au poste frontière !

Nous arrivons un peu fatigués mais heureux sur la place du Mont-Blanc.

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"Un petit commentaire ?" me demande le speaker.

Que dire ?

"Robin (c'est celui qui fait le road-book) est un peu vicieux ... mais nous devons être, nous, un peu masos car nous aimons ça !!!"

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Une fois encore, la belle a été IMPERIALE !!!

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Et les résultats ? me direz-vous ....

Et bien nous arrivons avec une honorable 10ème place (sur 32 voitures dans la catégorie Navigation) ce qui est mieux que l'année dernière.

Mais je rage quand même de quelques erreurs que nous aurions pu éviter et même de l'arête de poisson qui avec un peu plus d'attention, serait passée comme une lettre à la poste.

 

Enfin, ce fut un excellent Tour (et un bon entrainement pour la suite  ............................................)

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:01

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Après un an d’attente, voici enfin l’édition 2010 des Routes de Savoie qui, en 2009, nous avait procuré un plaisir fou.

 

Comme l’année dernière, l’arrivée à Aix s’est faite le vendredi en fin de journée pour les habituelles vérifications administratives et techniques. Une simple formalité car la voiture sortait tout juste d’une révision et du contrôle technique où tout était parfait.

 

Une fois ces formalités passées, je m’applique à fixer la plaque de rallye et à coller avec soin les gros numéros sur les flancs de la belle. Y a pas à dire, ça lui redonne tout de suite une belle physionomie de sportive, ou plus crument, je dirais qu’avec ça, elle a vraiment de la gueule !!!

N° 22 : je ne peux m’empêcher de citer avec amusement la petite phrase de Nancy, lorsqu’elle nous a remis le numéro : « Tiens, 22, les v’là !!! »

Tandis que je m’affaire à cette « décoration », mon copilote commence à préparer les connexions du tripmaster …..

Sans doute vous souvenez-vous de nos péripéties avec lui l’année dernière ! Et bien vous allez rire (mais pas nous !) car ça recommence !

En effet, nous partons sur le tracée de l’étalonnage de l’année dernière, mais pas un chiffre du tripmaster ne daigne bouger. Restant zen (pour le moment … !), nous nous arrêtons sur un parking et commençons à reprendre minutieuse ment toutes les connexions  …. RIEN DE RIEN, pas l’ombre d’un soupçon de frémissement des chiffres !

La nuit tombant, nous préférons abandonner pour l’instant et rentrons au parking de l’hôtel avec la sage décision de ne pas nous énerver et de réessayer le lendemain matin.

Mais le sujet de discussion du diner du soir a été bien sûr le tripmaster. Nous avons fouillé dans nos mémoires respectives pour retrouver quelques connaissances d’électricité et tenter d’analyser les causes de ce disfonctionnement. Je fais grâce ici de toutes les hypothèses évoquées, mais nous pensons avoir trouvé l’origine et décidons de nous lever de bonne heure pour faire le nécessaire avant le départ.

 

A 7h tapante, nous voila au milieu du parking de l’hôtel,  plongés dans les entrailles de la voiture pour remettre au point les connexions sur la base de notre hypothèse électrique.

Résultat : TOUJOURS RIEN ! Faut croire que nos connaissances électriques sont à revoir.

Ce satané petit appareil ne nous aime vraiment pas et la décence m’interdit de citer ici les quelques injures que nous lui avons adressées.

Contre mauvaise fortune, bon grés, nous décidons de nous rendre au point de rassemblement et nous résignons à devoir nous passer de ce maudit tripmaster.

 

Le parking du rassemblement se remplit doucement. Nous sommes à H-1h30 ce qui nous laisse du temps puisque nos formalités avaient déjà été faites.

Etant tous les 2 un peu têtus, nous replongeons dans la voiture pour essayer une dernière fois le trip Nos 2 têtes dans le moteur nous valent cette gentille boutade de Frédéric Cornéo : « AH, ces anglaises … on a toujours le nez dedans » !

Et dire que le problème ne vient même pas de la voiture.

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Bon, à H-1h, y a plus qu’une dernière hypothèse non encore vérifiée : le problème doit venir  de l’intérieur du trip. Alors puisqu’il est méchant avec nous, nous nous attaquons à lui ouvrir les entrailles. Bien nous en a pris …. Une connexion s’est défaite, sans doute à cause des vibrations.

Un coup de ciseau, un coup de pince et le tour est joué. CA MAAAAARCHEEEEEEE !!!

Je crois que je finis par détester cet appareil, mais j’aime tellement son cliquetis que je ne peux me passer de lui.

 

Avant de partir sur la zone détalonnage, je fixe le chronomètre et y insérant une pile pour le mettre à l’heure exacte. Et là, le vocabulaire du Capitaine Haddock refait surface lorsque cet appareil tombe en rade à son tour.

Le respect de l’environnement m’empêche de le jeter par la fenêtre.

Heureusement, nous avons en remplacement le « couteau suisse » qui fait tout : un Iphone avec une fonction chronomètre parfaite.

Seul problème : comment faire tenir sa batterie toute la journée (y a pas de prise allume cigare sur une MGA … !). Nous jouons alors à « Appolo 13 » en plongeant dans les réglages de l’Iphone pour supprimer tout ce qui peut consommer sa batterie et n’avoir que la fonction Chronomètre.

 

Nous voilà enfin prêts ……. à H-15mn !!! Et tout ça pour des problèmes qui n’ont rien à voir avec la voiture elle-même !  Franchement, c’est là qu’on se dit que les mécaniques anciennes n’ont rien à envier à l’électronique d’aujourd’hui.

 

AH non, j’oubliais : la météo s’annonçant clémente, nous optons finalement pour le décapotage de la voiture. C’est quand même plus sympa !!!

 

Bon, allez, TOP DEPART, c’est parti !

 022

1ère ETAPE : AIX-LES BAINS > PINSOT / 90km

 

Pour nous rendre au départ de la première ZR (« spéciale »), nous devons traverser Chambéry en prenant une toute petite portion de voie rapide au niveau de l’embranchement A40/A43.

Mais un samedi matin, week-end de Pâques et début de vacances solaires ….. Vous voyez ce que je veux dire … En clair, nous démarrons le rallye … dans un bouchon !

C’est assez cocasse d’ailleurs. Nous sommes décapotés, cheveux au vent si je puis dire, et nous voilà au milieu de vacanciers emmitouflés dans des doudounes, avec leur matériel de ski sur le toit ….

Enfin, cet épisode ne dure que peu de temps car nous prenons la première sortie sous l’air amusé des vacanciers pour enfin nous engager tranquillement sur la route du rallye et nous arrivons au départ de la spéciale « Col du Granier ».

Les organisateurs nous précisent même qu’il s’agit d’une partie d’une spéciale du Rallye de Monte-Carlo.  Bon, nous n’allons pas nous prendre pour Sébastien Loebb, mais nous démarrons sérieusement et avec concentration pour une ZR de 17km, sans pièges, avec moyenne imposée est de 49,9km/h.

Nous arrivons très vite à trouver notre rythme et mon copilote prend très bien  ses marques.

Résultat, nous passons (à priori) les contrôle en dessous des 5 secondes ce qui nous ravit.

 img002

 

 

 

Fort de cette mise en route réussie, nous démarrons quelques km plus loin la 2ème ZR de cette 1ère étape (vous suivez toujours ?) : 18km entre Saint Bernard du Touvet et Le Touvet avec un passage au col de Marcieu.

Là, ça se complique quelque peu car la route est plus sinueuse, nous perdons le rythme dans les virages serrés et devons systématiquement rattraper les secondes de retard tout de suite après chaque virage. Bref, nous ne sommes pas encore très bien réglés à ce petit jeu et nous avons du mal à garder un rythme régulier au point de passer un contrôle « à l’aveugle », sans savoir notre position en temps.

Grrrrr ….

Il faut dire qu’une moyenne à 49,9km/h est un peu dure à tenir avec la MGA lorsque la route est tortueuse et avec des dénivelés conséquents.

Aller, pas d’inquiétude … Et puis cette 1ère étape arrive à sa fin, avec à la clé un bon déjeuner qui nous attend. Et ça, c’est tout aussi appréciable qu’important !!!

Cette année, aucun résultat intermédiaire ne nous est donné au déjeuner, mais finalement, ce n’est pas plus mal.

Comme d’habitude, cette pause nous permet d’échanger sur les voitures, sur l’étape et sur plein d’autres choses. Certains en profitent pour vérifier quelques réglages de trip, de sondes …

Et pas nous … ! Car tout fonctionne parfaitement, y compris notre satané tripmaster !

Routes-de-Savoie-2010 2947

 

La pause s’éternise quelque peu car le personnel du restaurant semble un peu débordé par le monde au point que nous attrapons au vol notre café en le chipant sur le plateau de la serveuse, avant de rejoindre la voiture.

La journée est loin d’être finie … !

 

 

2ème  ETAPE : PINSOT > LESCHERAINES / 110 km

 

Cette 2ème étape démarre immédiatement par une ZR d’une douzaine de km.

Alors que nous nous préparons à partir sereinement, le commissaire nous annonce que nous sommes en 16ème position après l’étape du matin. Cette place nous réjouit et surtout décuple notre motivation. Avec mon copilote, nous nous lançons un regard conquérant en nous disant que 12km, c’est peu, qu’il n’y aura vraisemblablement qu’un contrôle et qu’il faut donc absolument que nous maintenions la moyenne de 48km/H avec le plus de régularité possible pour être dans la seconde tout le temps.

Au top départ, je fais donc vrombir le moteur de la MG, avec un couteau entre les dents et nous voilà partis en trombe  …..

Le rythme est immédiatement trouvé. Je commence à bien gérer la tenue de la vitesse à la simple position de l’aiguille du compteur et nous comprenons que, comme la voiture perd du temps dans les virages serrés, il nous faut les attaquer avec 3 ou 4 secondes d’avance pour en sortir dans la seconde.

Là nous sommes à la fois très concentrés et heureux comme des gamins !

Nous passons d’ailleurs le contrôle avec un cri de joie car nous sommes certains d’être à 1 ou 2 secondes maxi.

Le résultat détaillé nous montrera d’ailleurs par la suite que nous avons passé le contrôle de cette ZR, ni à 2 secondes de retard, ni à 1 seconde mais à …..  0 seconde !

Le pied !!!!!

Fort de cette belle ZR3, nous poursuivons notre route vers la ZR4 …

 

Tout d’un coup, au sortir d’un virage, alors que mon copilote prépare la prochaine ZR, je donne un coup de frein qui le fait sursauter …

Au bout de ligne droite qui s’étire devant nous, je distingue une voiture bleu foncé, type « kangou », avec 2 trépieds placés devant et une personne penchée sur l’un de ces trépieds.

Y aurait-il quelques gendarmes zélés qui auraient décidés de nous surveiller sur cette route de campagne ???

Soyons prudents …. Je fixe mon compteur à 50 et nous nous redressons fièrement sur nos sièges, prêts à esquisser un gentil sourire à la maréchaussée !

Quand tout d’un coup, mon copilote et moi-même  nous regardons et éclatons de rires …

Pas l’ombre d’un képi, mais tout simplement un « admirateur » qui a installé son caméscope et son appareil photo sur 2 trépieds et qui « flashe » les concurrents !

J’entends ici les commentaires ………………… !

 

Mais reprenant nos esprits concentrés, nous atteignons le départ de la ZR4 : 24km, moyenne à 48km/h avec passage au col du Cucheron (1140m).

Boostés de notre prestation de la ZR  précédente, nous attaquons celle-ci avec la même fougue et le même enthousiasme. Le rythme est très bon et nous pouvons même parler ici de stratégie. Accélérations avant les épingles pour avoir 2 à 3 secondes d’avance, passage des virages serrés avec perte naturelle de vitesse, reprise à la sortie du virage pour être dans la seconde. Bref, tout s’enchaîne très bien.

Comme le road-book est assez simple sur ces portions de ZR, mon copilote n’a pas besoin de me donner beaucoup d’indications. Je garde un œil sur les 2 ou 3 infos importantes que j’ai pris soin de mémoriser avant. Il peut donc se concentrer sur les annonces de temps sans lever son nez de sa table de moyennes, du tripmaster et du chronomètre.

La neige est de plus en plus présente sur les bas cotés et au sommet du col, quelques petites plaques de neige résiduelles, sur la route, m’oblige à la prudence.

022 (4)

La redescente après le col est tout aussi rythmée. Il s’avère d’ailleurs plus difficile de tenir la moyenne en descente qu’en montée. En effet, une très légère accélération en descente nous fait tout de suite prendre beaucoup de secondes d’avance et on a vite fait de prendre de la vitesse. En clair, les montées ne se gèrent pas de la même façon que les descentes.

Mais cette ZR4 se passe à priori tout aussi bien que la précédente.

 

La liaison jusqu’à la ZR5 (et oui, dans cette 2ème étape, nous avons 3 « spéciales ») nous laisse le temps de refaire le plein pour être tranquille jusqu’à la fin de la journée.

 

TSR5 (ou ZR5) : « Le Divin Marquis » … Tout un programme …

Ce nom (si on lance une recherche sur internet ….) renvoie plus à des notions de libertinage qu’à de la géographie. C’est pourtant ainsi que s’appelle notre 5ème ZR de la journée.

Alors Marquis de Sade ou pas ,  attention … Chaud devant !!!

Roadbook Le divin marquis

 

Rassurez-vous, ce récit ne va pas sombrer dans la débauche.

Reprenons donc nos esprits pour 12 km, moyenne imposée 48km/h avec passage du col du Frene (950m).

Aucun problème pour cette ZR que nous passons toujours avec un très bon rythme et une moyenne bien tenue.

Nous sommes contents d’arriver à la fin de cette 2ème étape car la fraicheur de la fin de journée se fait de plus en plus sentir au niveau des oreilles et du cou et nous n’avons ni écharpes, ni bonnets ! Autant dire que la 3ème étape se fera avec la capote et le chauffage.

Cette pause nous ravit d’autant plus que nos fans sont là ! Et oui, nos familles respectives, avec femmes et enfants sont venus nous rejoindre et nous arrivons donc sous leurs cris et applaudissements.

 

Le temps de nous restaurer un peu, de remettre la capote de la voiture et nous voilà prêts pour la dernière étape.

 

3ème ETAPE : LESCHERAINES > LE REVARD / 70 km

 

L’étape est un peu plus courte que les autres, mais avec 2 ZR, dont une première de 22km, avec une moyenne imposée de 49,9km/h et passage au Semnoz.

Cette ZR se déroule sur une route sans piège au road book, qui ne comporte d’ailleurs que 2 indications sur la totalité des 22 km. Autant dire que l’on va se concentrer encore plus facilement sur la tenue de la moyenne !

C’est parti ! La route est superbe car plus nous montons, plus le mur de neige qui borde la route, s’élève. Nous sommes cependant bien content d’avoir pris l’option capote et chauffage car un vent froid s’est levé et quelques petits flocons font leur apparition.

Route de Savoie 2010 585 Route de Savoie 2010 582

 

Les premiers km se font avec un rythme parfait. Comme on dit : "Nous sommes bien dans le coup !" 

Mais tout à coup, nous nous retrouvons juste derrière le concurrent qui nous précédait d’une trentaine de secondes, lui-même derrière 2 autres concurrents.

Vous connaissez le mot que l’on dit à ce moment là : M - - - -   !

Que se passe t-il ? Et bien un samedi en fin de journée, au sommet du SEMNOZ, par un vent froid et quelques flocons de neige, alors que nous devrions avoir une route tranquille … nous voilà 4 concurrents derrière un « oaiutpéjer iuzf_rxçr » (*) de touriste à 30 à l’heure !

(*) traduction impossible

Et en plus, ce ….. fait exprès de se mettre au milieu de la route !

Il faut attendre l’arrivée presque au sommet pour qu’il se gare sur le coté à la vitesse d’une charrette à bras !

A ce moment là, les 4 voitures repartent en trombe (je rappelle ici que nous respectons toujours le code de la route. C’est la principale règle de l’épreuve !) mais le point de contrôle a été positionné 500m après que le « touriste » se soit garé !

 

Malgré un  mécontentement certain (voire une déception) nous devons nous résigner à perdre 60 secondes à ce point de contrôle.

Mais c’est là aussi la règle du jeu. Nous sommes sur routes dites « ouvertes » et ce type d’aléas peut arriver. C’est comme ça !

La descente jusqu’à la fin de cette ZR est un grand moment car nous devons essayer de rattraper ces 60 secondes au cas où il y aurait un autre contrôle avant l’arrivée. A cela s’ajoute une route un peu humide et une indication (la seule de cette ZR) à ne pas rater au km 19.

Bref, nous voilà partis dans une descente tout aussi tendue qu’amusante et nous retrouvons très vite notre rythme «  …  40 secondes ….. 30 secondes …. 20 secondes …. 10 secondes … ça y est, tu es dans la seconde ! ».

Nous rattrapons si bien notre retard que nous passons le 2ème contrôle avec …. 1 seconde pile de retard !

Mais ne nous parlez pas du paysage, lors de cette descente ! Nous n’avons rien vu, trop concentrés, moi sur la route et sur mon compteur, mon copilote sur sa table de moyenne, le tripmaster et le chrono.

C’était absolument génial comme moment, au point même de pardonner au fameux « touriste du Semnoz », car le retard qu’il nous a fait prendre nous a procurer le plaisir d’une descente extrêmement amusante.

 

En revanche, la fatigue se fait sentir et nous attaquons la dernière ZR avec l’impatience de l’arrivée finale.

P4030013

Heureusement, cette ZR est assez courte (10km) et sans trop de difficultés. Nous y perdons quelques points pour 3 secondes d’avance, mais ce n’est pas grave.

 

L’arrivée au sommet de la station du Revard est superbe. Le restaurant, perché dans le vide, surplombe la vallée, le lac du Bourget et la ville d’Aix-les Bains, avec les lumières de la ville qui s'allument.

Route de Savoie 2010 1000

 

Encore une journée vraiment géniale ! 

 

 

RESULTATS ET RETOUR

 

Le diner qui clôture cette belle journée est toujours un moment d’une grande convivialité, ponctué par l’annonce des résultats où tous les concurrents se voient récompensés.

Pour nous, ce sera une belle 13ème place qui nous ravit.

L’analyse des résultats étape par étape nous montrera que nous avons eu globalement de très bons temps de passage. Et si l’on fait abstraction du « touriste du Semnoz », seule la 2ème ZR de la 1ère étape a été un peu ratée avec  33 et 21 secondes de retard.

 

En tout cas, nous sommes vraiment ravis et n’attendons déjà qu’une chose : l’édition 2011, avec un très grand merci à l’équipe de Drôme Auto Passion pour son organisation et sa gentillesse.

 

Mais le récit n’est pas tout à fait terminé …..

 

23h … sortie du restaurant : la neige tombe fortement, une neige lourde, très humide, qui recouvre la route d’une pellicule pas très attirante !

Aie aie aie !

Nous fermons donc toutes les écoutilles de la MGA, je mets en route les 2 microscopiques essuie-glaces dont le rythme (que dis-je … la lenteur plutôt !) fait bien rire mon copilote moqueur, j’enclenche le chauffage et le pseudo « dégivrage », et nous voilà partis pour redescendre sur Aix-les Bains.

Nuit noire, route sinueuse quelque peu blanchie par une neige mélangée à la pluie … autant dire que nous descendons à 30km/h.  Une descente dantesque où j’ai le menton presque posé sur le volant. Mon copilote ne se moque plus du tout de mes essuie-glaces et surveille les quelques indications de la route.

Pour couronner le tout, la voiture, qui a été vraiment impériale jusqu’à présent, se met à caler à chaque fois que je rétrograde (les moqueries sur ses essuie-glaces ne lui ont pas plu !).

Heureusement, plus nous descendons, plus la neige fait place à une grosse pluie avec une route qui s’améliore (si l’on peut dire) et nous regagnons notre hôtel pour un repos bien mérité.

Je n’ai pas le courage d’ouvrir le capot du moteur pour trouver le problème qui fait caler la voiture au ralenti.

Je découvrirai le lendemain que le bouchon d’un des 2 carburateurs a disparu. Il me faudra jouer à nouveau les Mac Gyver, comme l’année dernière pour fabriquer un bouchon provisoire et ramener la voiture à bon port. 

Ah, cette MGA, elle a toujours cette classe anglaise pour attendre la fin du rallye avant de donner un léger signe de contrariété !

Route de Savoie 2010 545

 

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

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