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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:48

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 11:20

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L'ambiance au départ de Reims :

http://www.youtube.com/watch?v=FeXGvJKAaVU

 

Le CH de Saint-Agrève :

http://www.youtube.com/watch?v=-TVkA1RrQ_w

 

Voici à quoi ressemble une ZR :

http://www.youtube.com/watch?v=4vbnTK6KiZg&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=cVsoNYmKGdo

 

Une petite vidéo de mes amis du Sud, venus nous voir sur le parcours avec leur MGA :

http://www.youtube.com/watch?v=J37dETuhkKA

 

Petit diaporama :

http://www.youtube.com/watch?v=0AIdUIHVU6Y

 

Voilà à quoi ressemble le final avec la nuit du Turini (et encore, là, il n'y avait pas vraiment de neige !) :

http://www.youtube.com/watch?v=HLBEY2AXLJg

 

 

 

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 13:29

 

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VENDREDI 28 JANVIER 2011 :

REIMS - VERIFICATIONS ADMINISTRATIVES ET TECHNIQUES

 

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VENDREDI 28 JANVIER 2011 :

REIMS - PLACE DE L'HOTEL DE VILLE - DEPART

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SAMEDI 29 JANVIER 2011 :

L'ASSISTANCE PENDANT LA CONCENTRATION

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SAMEDI 29 JANVIER 2011 :

CH DE SAINT ANDRE LES ALPES

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DIMANCHE 30 JANVIER 2011 :

DEBUT DU CALVAIRE - CABLE D'ACCELERATEUR CASSE

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DIMANCHE 30 JANVIER 2011 :

DANS L'ENFER DE LA NUIT, LA BELLE RENCONTRE DU CH DE St NAZAIRE EN ROYANS

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LUNDI 31 JANVIER 2011 :

CH DE St AGREVE

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LE MYSTERE DE LA FUITE D'HUILE AU NIVEAU DE LA JANTE ARRIERE

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CA BRICOLE DUR !

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L'EQUIPE AVEC TONI ET ROBERT AVEC NOTRE ASSISTANCE ! 

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MARDI 1er FEVRIER 2011 :

ZR DU COL DE SOUBEYRAND

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MARDI 1er FEVRIER 2011 :

LA FUITE ... TOUT LE MONDE SOUS LE PONT !

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MARDI 1er FEVRIER 2011 :

LA GRANDE NUIT !

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MERCREDI 2 FEVRIER 2011 :

ON EST ARRIVE AU BOUT DE CETTE FANTASTIQUE AVENTURE !

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                                                                              Il ne manque que Bernard sur la photo

 

Et la fameuse soirée "pingouins" .... !

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:28

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Episode 5 : L’Ardèche sur un nuage

 

Ah l’Ardèche !!! Un grand moment du rallye d’après ce que j’ai lu et entendu.

Nous sommes reboostés à bloc par ce retour inespéré dans la course et nous serrant à nouveau la main, nous nous entendons dire mon copilote et moi-même : « Attention  Ardèche,  nous voilà !!! »

Depuis 24heures, j’ai peu dormi, mais je ne ressens plus aucune fatigue, porté par l’euphorie retrouvée.

 

Départ de Valence sans difficultés pour atteindre le départ le la mythique ZR Le Moulinon / Antraigues.

Il fait beau, la route est sèche et nous avons le couteau entre les dents pour engager notre remontée dans le classement.

Au départ, nous retrouvons notre assistance avec un grand plaisir. Leur joie de poursuivre eux aussi l’aventure avec nous me remplit de bonheur.

Bernard, lui aussi bien présent me donne les quelques subtilités de cette ZR. Rien de difficile, juste un carrefour à ne pas louper en fond de vallée.

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30 secondes ….. 15 ….. 10….. 5, 4, 3, 2, 1 GO !

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Je me mets pied au plancher jusqu’à trouver la bonne vitesse. La route est étroite entre les rocher et des murets, mais elle est belle et je pourrais même dire … captivante, attirante. Comme il n’y a pas de piège sur le tracé lui-même, Jocelyn peut se concentré sur le tripmaster et le cadenseur.

« moins  10 mètres….. OK……….OK………..OK ….. plus 10mètres………OK…….OK…….OK…… ». Je tiens bien la moyenne à la grande satisfaction de mon copilote qui me dit même. « Mais tu pilotes plus …. Tu voles !!! ». Je ne vole peut-être pas, mais je me sens vraiment des ailes et nous avalons cette ZR avec un plaisir immense.

 

Nous sommes tellement à l’aise et heureux que nous rejoignons la ZR suivante comme si la première n’était pas finie.

Direction Burzet !

Un autre grand moment du rallye que cette longue ZR qui s’avère même quelque peu « ennuyeuse » sur les hauteurs. En fait, je crois que c’est une ZR faite pour la neige, aujourd’hui totalement absente !

Mais qu’à cela ne tienne, nous nous amusons quand-même beaucoup et rejoignons le CH de Saint-Agrève avec une demi-heure d’avance.

Enfin un CH où nous allons pouvoir faire une vraie pause !

Toute l’équipe est là !

Lionel se penche tout de suite sur le changement de l’ampoule de phare. Il a même révisé la veille sur Internet le schéma électrique d’une MGA (car lui possède une B) et le principe de démontage du phare. Quelle conscience ! ça c’est vraiment de la super méga assistance !!!!!

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Pendant ce temps, Patrick refait le plein d’essence, Marie-Claire nous fournit en sandwiches et boissons que nous prenons le temps enfin d’apprécier.

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Mais une inquiétude apparaît soudain. La jante arrière droite est maculée d’huile dont la provenance nous laisse très interrogateurs.

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Chacun réfléchit et y va de son hypothèse. Celle d’une fuite de liquide de frein est vite écartée car le niveau n’a absolument pas bougé et je ne ressens rien de spécial dans le freinage. Ça semble être de l’huile moteur. Nous concluons finalement sur le fait que j’ai dû rouler dans une flaque d’huile sur le parking.

Mais par mesure de sécurité, Patrick décide de bien nettoyer la jante pour que nous puissions refaire une vérification à Tournon.

 

Nous voilà donc repartis pour la 2ème partie de l’Ardèche, celle que j’ai reconnue il y a 10 jours.

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Il y a un soleil splendide et nous devrions faire les 2 dernières ZR de jour, ou presque, ce qui change pas mal de choses.

Saint-Bonnet-le Froid ! Le temps n’a rien à voir avec celui 10 jours auparavant où je l’avais faite sous la neige, presque de nuit et dans la burle (ce vent du nord qui vous glace avant même de vous atteindre). Il y a beaucoup de spectateurs au départ et nous nous frayons un chemin jusqu’au portique de départ.

J’ai le tracé parfaitement en tête et je dis à mon copilote qu’il se concentre essentiellement sur le cadenseur et la moyenne, en m’annonçant les quelques notes que j’avais prises sur le parcours.

Nous partons donc en toute confiance, mais avec toujours une certaine tension.

Certes, le fait de connaître le tracé change la donne, mais tenir la moyenne n’en est pas plus facile.

Enfin, nous nous en sortons à priori très bien, la principale difficulté résident dans le soleil couchant qui par endroit nous aveugle pas mal.

Saint-Bonnet le Froid est donc avalé sans problème et nous ne perdons pas une seconde pour rejoindre Lalouvesc, départ de la dernière ZR de la journée.

Le jour faiblit peu à peu, mais ce n’est pas encore la nuit.

Cette ZR démarre également sur les chapeaux de roues.

La Dauphine qui nous précédait ne semble pas à l’aise, à moins qu’elle n’ait quelques problèmes mécaniques.

Je dois absolument la doubler avant la grosse difficulté de cette ZR : une épingle extrêmement serrée pour prendre une toute petite route. Heureusement que je l’avais repérée avant. Je prends donc mon virage en serrant fort à droite et j’arrive à passer en une seule fois ce qui, je crois ne sera pas le cas de bon nombre de concurrents. Surtout avec d’imposantes voitures.

La remontée vers le col du Buisson se fait à la nuit presque tombée, sur une route assez tortueuse. Mais je suis toujours au taquet et j’y monte avec le même entrain que dans les 2 premières ZR du rallye, attaquant chaque épingle à fond. Je crois que si je n’avais pas eu le tracé en tête, je n’aurais certainement pas attaqué autant.

Nous passons le col et filons jusqu’à Pailharès. Là, toujours grâce à ma connaissance du tracé, je prends sans difficulté la route partant à 90 droite tout de suite après l’entrée du village, sans que mon copilote ait besoin de me l’annoncer. Il s’en trouve même agréablement surpris.

Ah si nous avions eu la même connaissance des lieux lorsque nous avons tourné autour du Saix la veille !!!

Nous finissons cette ZR enchanté, mais la journée n’est pas finie. Tournon est encore loin et l’ACM nous a concocté une liaison bien corsée, avec un CP au milieu bien sûr.

Mais comme pour la ZR, je l’ai bien en tête. Et heureusement car nous en avons vu pas mal au ralenti, cherchant parfois leur chemin.

« Chacun son tour ! » s’exclamera mon copilote.

Mais quand on connait bien son chemin, il ne faut surtout pas rester derrière des concurrents car le fait de les voir chercher peut très vite vous remettre le doute dans la tête.

J’en double dons plusieurs pour filer rapidement sur Tournon où nous arrivons avec une bonne ½ heure d’avance.

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L’assistance nous y attend à nouveau avec notre ami Jean-Pierre qui a finalement bravé sa grippe du départ pour venir nous voir et passer la soirée avec nous.

Comme il n’est pas trop tard, nous décidons donc en effet de tous nous retrouver à Valence pour un bon diner ensemble.

Cette perspective nous ravit !

Tandis que la MGA est entre les mains de mon assistance, je parcours à pied le parking pour faire baisser la tension de la journée et je m’aperçois alors que l’équipe de commissaires du CH est la même que celle de la veille à Saint-Nazaire, celle qui nous avait attendu. Je me précipite donc pour les saluer et les remercier car grâce à eux nous sommes toujours en course.

Mais mon plus grand bonheur est de voir avec eux le jeune handicapé à qui j’avais serré la main avec beaucoup d’émotion la veille au soir. Je me précipite vers lui pour lui dire combien je suis heureux d’être là, un peu grâce à lui aussi. Son père lui explique que je suis le n°313 qu’il avait attendu hier soir. Je fouille dans mes poches pour retrouver le dernier autocollant du rallye qui me reste et je le lui donne avec un immense plaisir.

Je lui referai un geste de la main lorsque nous passerons le CH. Il restera pour moi l’une des images les plus fortes de ce rallye.

 

Direction Valence où nous garons la voiture dans le parc fermé en essayant d’oublier où nous en étions la veille et ne pensons plus qu’à une chose. Le diner qui va nous permettre de manger à nouveau avec un couteau et une fourchette, chose que nous avions oublié depuis un sacré moment !

 

Cette agréable soirée nous permettra de retrouver calme et sérénité avant d’aborder LA journée du rallye.

 

Episode 6 : Objectif Monaco !

 

Les matins se suivent et ne se ressemblent pas … heureusement ! La veille à la même heure, nous étions passés du désespoir à l’euphorie.

Mais aujourd’hui est un autre jour, et quel jour. Le dernier, le plus long, … !

Nous partons vers 11h30 de Valence par la même route que la veille, avant de bifurquer plein Est, direction le col de Soubeyrand à une centaine de km de Valence.

Plus nous avançons, plus le froid se fait sentir et le paysage blanchit. Nous nous arrêtons rapidement dans une petite station service de village pour faire le plein complet. Une pauvre Austin Mini du Rallye est stationnée devant sans âme qui vive aux alentours ! Une panne sérieuse sans doute !

Après avoir changé de versant de montagne, nous passons du brouillard à un magnifique soleil qui nous laisse présager une belle ZR.

Nous atteignons le départ sans encombre et nous lançons pour cette longue, longue ZR de 66km.

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La première partie est coté Nord, donc assez difficile car la route est plus blanche que noire. Je reste donc sur mes gardes tout en tentant d’approcher au mieux la moyenne imposée. Tout se passe bien jusqu’au sommet, avant de redescendre sur le versant opposé, totalement ensoleillé et donc sec.

Mais là, j’entends un « Merde ! » qui me fait sursauter. Il y avait longtemps qu’on n’avait pas eu de problème !

Il semble qu’une des roues chiffrées du tripmaster ait eu quelques ratés et mon copilote, croyant bien faire, a immédiatement remis le compteur à 0. Malheureusement, il s’agit du compteur le plus important en ZR puisque c’est celui qu’on compare au cadenseur.

En clair, nous nous retrouvons aveugles quant à notre vitesse moyenne.

Pas de panique, mon copilote me rassure en m’expliquant qu’il a noté le chiffre de l’autre compteur au moment de l’incident et me demande quelques minutes pour refaire un point après quelques calculs. Je bloque donc mon compteur au plus prés de la vitesse imposée. Heureusement, la route est assez facile, sans virages serrés. Mais nous nous rapprochons assez prés du concurrent parti devant qui lui semble aussi tenir sa moyenne. L’un de nous deux n’est donc pas là où il devrait être …. !

Nous essayons de faire abstraction de sa présence, mais avons du mal à nous repositionner correctement. La calculette chauffe, le road-book se recouvre de notes, d’additions et de soustractions, mais je sens dans la voix de mon copilote  qu’il n’a pas une parfaite assurance de son pointage. Les km avancent sans que nous puissions savoir où nous en sommes.

C’est dommage car cette ZR nous semblait parfaitement acquise.

Enfin, nous en avons vu d’autres et nous ne nous déstabilisons pas. Voyant que le chronomètre va bientôt afficher 60 minutes, nous décidons de repartir de ce temps qui va nous donner la distance théorique que nous aurions du parcourir à la vitesse imposée de 47,7km/h.

Le calcul est bon et nous n’avons finalement pas trop de retard.

Mais la ZR est loin d’être finie et il nous faut trouver une solution durable.

Je fais un petit calcul de tête et indique à mon copilote qu’à la vitesse imposée, nous devons faire prés de 750m par minute. Je lui propose donc d’ajouter 750m toute les minutes à la distance que nous avons calculée à 60 minutes et de la comparer au tripmaster pour savoir comment nous nous situons.

Vous suivez toujours ???

Autant vous dire que dans cette ZR, ce n’est pas la voiture qui a chauffé, mais notre tête !

Enfin, nous arrivons tant bien que mal à la fin sans trop savoir ce que nous avons fait comme temps.

Mais ça ne nous perturbe pas. L’important est que tout le reste aille bien !

 

Nous filons donc tout de suite vers Château-Arnoux où nous attends notre assistance, au même endroit que lors de l’étape de concentration.

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Nous y arrivons parfaitement dans les temps et profitons du travail de l’assistance (essence, huile, pare-brise) pour manger un peu.

Mais là, un problème nous inquiète. L’huile aperçue sur la jante arrière gauche de la voiture, à Saint-Agrève, est réapparue. Ça nous turlupine sérieusement et tout d’un coup Lionel pense avoir trouvé l’origine : c’est le pont arrière qui fuit par le moyeu, sans doute à cause du joint spi !

Nous n’avons alors pas le choix. Impossible de prendre le risque de poursuivre sans vérifier car la voiture risquerait des problèmes beaucoup plus grave.

 

Manquait plus que ça. Je ne sais pas si c’est dû à l’intensité que nous avons vécue 36 heures avant, mais ce nouvel incident ne me perturbe pas outre mesure.

 

Par chance (il en faut aussi dans ce genre d’aventure), notre point d’assistance se situe juste à coté d’un garage Peugeot. Lionel y file à toute vitesse et tombe sur un garagiste super sympa qui nous propose d’utiliser son pont pour y monter la voiture.

Il ne faut pas perdre de temps. Jocelyn s’est replongé dans le calcul des temps et nous donne 20 minutes maxi si l’on veut être à l’heure au CH de la Turbie.

Je rentre la voiture dans l’atelier mais le pont à bras n’est pas adapté aux dimensions de la voiture. Grrrrrrrr ! Là le stress commence à monter ….

Nous devons la monter sur un autre pont adapté et le garage nous demande 2 minutes pour sortir le véhicule sur l’autre pont.

J’ai les yeux rivé sur le chronomètre … il nous reste 10 minutes sur l’heure que nous a donnée Jocelyn ….

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Bon la voiture monte enfin… Effectivement, il manque de l’huile dans le pont. Nous en remettons donc avec l’aide du garagiste, mais il nous précise qu’il n’en a pas rajouté tant que ça. Nous pouvons donc rouler, mais en surveillant quand même la chose.

Allez hop … considérons le problème résolu et en avant toute. Il est 15h10 et nous avons dépassé de 10 minutes notre heure limite de départ de Château-Arnoux. Autant dire que ça va être une nouvelle fois très très chaud pour pointer à l’heure à La Turbie, d’autant que nous avons encore une ZR et un dernier point d’assistance avant la grande nuit.

 

Mais j’ose dire que nous commençons à avoir l’habitude de ce genre de situation et je me mets une nouvelle fois au taquet pour rejoindre la ZR suivante. Une ZR courte, sans difficulté, au Col de Bleine.

La distance qui nous sépare de Carros, où nous attend l’assistance semble courte sur le papier (moins de 50 km), mais la route est assez tortueuse et nous devons traverser pas mal de village, dont celui de Carros. Je file à un rythme très élevé.

Voyant que nous allons être vraiment extrêmement justes, nous appelons notre assistance pour lui expliquer la situation et lui demander de trouver un emplacement directement sur notre route sans avoir de manœuvre à faire.

5 minutes après, elle nous rappelle pour nous indiquer le lieu : directement sur la bande d’arrêt d’urgence de le Nationale après le pont de Carros. Ils sont prêts pour un « arrêt au stand » ultra rapide. Voyant le temps s’écouler beaucoup plus vite que nous le voudrions, je m’engage dans une descente de Carros pied au plancher, toujours à la limite de la vitesse autorisée, maniant le klaxon et les appels de phare à tout va. Mon copilote est scotché à son siège, les yeux rivés sur le chrono.

Arrivé au point d’assistance, Patrick stoppe la circulation sur l’une des 2 voies de la nationale pour que je me gare sans risque. Nous ne bougeons pas de la voiture pendant qu’ils font le plein d’essence, je garde les mains sur le volant tandis que Jocelyn égrène à haute voix les minutes qu’il nous reste.

Tout le monde se met en travers de la nationale pour nous permettre de repartir ce que nous faisons dans un crissement de pneus.

Heureusement, nous allons avoir une bonne portion d’autoroute jusqu’à La Turbie et là, je crois que j’ai poussé la MGA au maximum, comme jamais je ne l’ai fait. Je m’entends même lui dire en pensées « tiens le coup on y est presque … ! »

Nous arrivons à la sortie de La Turbie. Encore 3 minutes pour pointer dans les temps … !

Qu’est ce qu’il fait chaud !!!!

Au rond point qui suit, impossible de savoir s’il faut prendre à gauche ou à droite. Je fais 3 fois le tour du rond-point à toute vitesse en suppliant mon copilote de me donner une info. Heureusement un autre concurrent s’engage dans l’une des 2 routes et nous lui emboitons donc le pas …. Encore 1 minute 30 ….. ! «  Mais putain il est où ce CH !!!! »  La tension est intense …

« ça y est, c’est là ! » Je distingue l’entrée du parking du CH. Je me mets alors en plein phares, avec même les antibrouillards, je plaque ma main sur le klaxonne, dis à Jocelyn d’enlever sa ceinture et de prendre le carton de pointage. Je traverse le parking heureusement sans trop de monde et je jette presque mon copilote au pied de la table de pointage. H-20 secondes ! OUF !!! On y est arrivé !

Ils e trouve que les commissaires présents sont les mêmes que ceux qui nous avaient attendus à Saint Nazaire. Cette nouvelle arrivée « catastrophe » du 313 les a donc fait bien rire.

 

Nous reprenons doucement nos esprits pour rejoindre le port de Monaco à petite allure et nous y pointons cette fois-ci calmement dans la minute.

 

Un immense soulagement nous envahit auquel s’ajoute la joie d’avoir atteint Monaco pour la seconde fois.

Même si je ne me sens pas particulièrement fatigué, il faut reprendre quelques forces avant l’ultime étape de LA GRANDE NUIT !

Nous filons donc rapidement vers notre hôtel. Pas n’importe lequel d’ailleurs puisque nous sommes logés à l’Hôtel de Paris dans une somptueuse chambre avec vue sur le Casino.

Mais nous devons garder les idées claires et ne pas nous laisser hypnotiser par le cadre.

 

Une bonne douche nous remet d’aplomb. La sagesse aurait voulu que je dorme une petite demi-heure, mais je n’ai pas du tout sommeil. Sans doute l’excitation d’être presque au bout et de faire cette étape mythique.

Je ne tiens d’ailleurs pas longtemps en place et même si nous avons encore largement le temps avant notre départ, je propose à mon copilote de rejoindre le port dés que possible.

 

 

 

Episode 7 : La nuit du Turini!

 

L’effervescence sur le port est très sympa. Les premiers concurrents ont commencé à partir toutes les 30 secondes. Nous avons encore une heure avant notre départ mais ça me permet d’aller saluer quelques concurrents que je n’ai pu encore voir du fait de mon numéro élevé. J’arrive notamment juste avant le départ de Bernard, dans sa Renault5 Alpine. Très sympa de pouvoir le saluer.

 

Je profite aussi de ce moment pour jeter un œil sur la jante arrière. Il n’y a pas plus d’huile que cet après-midi ce qui me rassure et me libère vraiment l’esprit.

 

Les départs s’enchainent rapidement et notre tour arrive vite.

Jocelyn a bien pris le temps d’étudier chacune des 3 ZR et les quelques endroits où il faudra faire attention.

Nous sommes prêts et chauds comme la braise.

 

C’est parti !

 

La traversée de Monaco, que j’avais bien repérée se fait facilement, avec  de fréquents flashes d’appareils photos qui crépitent.

Nous montons rapidement vers Sospel puis Le Moulinet ou le public s’est massé au départ.

La prudence aurait voulu que je lève le pied pour ces 3 dernières ZR, mais je n’y arrive pas et me lance dans la première avec la fougue du premier jour. Je retrouve un plaisir immense qui est même augmenté par la conduite nocturne. Le rythme est élevé et je dois même doubler la dauphine partie 30 secondes devant nous ainsi qu’une Fiat 500 partie 1 minute avant.

La route est souvent étroite et monte assez fort jusqu’au passage mythique et tant attendu … ……..

LE TURINI !

Du fait de notre moyenne à tenir, le passage du col ne dure que quelques secondes, mais ce sont des secondes magiques où la foule nous laisse juste la place de passer et où les flashes crépitent tellement que l’on se croirait au feu d’artifice du 14 juillet ! Extraordinaire !

Nous finissons la ZR au pas de course et le plaisir est si grand que je ne lève même pas le pied pour rejoindre la ZR suivant à Lantosque. Là, toute notre assistance est là pour nous voir passer.

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Nous avions décidé de ne faire aucune assistance ce qui leur a permis de se poster au départ de Lantosque de bonne heure et de voir passer tous les concurrents.

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Cette 2ème ZR se déroule au même rythme que la précédente, mais la voiture n’a pas assez de reprise (ou tout du moins une 2de et une 3ème trop longues pour voir tenir la moyenne. 2 concurrents nous doublent, mais le plaisir ne faiblit pas jusqu’à la fin.

 

La liaison jusqu’à l’ultime ZR est un peu plus longue et là, je crois que la fatigue commence à se faire ressentir. Je roule beaucoup plus doucement ce que me fait remarquer mon copilote.

Du coup, nous décidons de faire cette dernière ZR sans cadenseur. De toute façon, dans ce relief, nous avons toujours du retard.

Finement, nous avons bien fait. Le fameux VC7 qui monte jusqu’au col des Banquettes est sec, sans un gramme de neige. Du coup, ce n’est plus une route mais un vrai champ de mines. Je lève donc sérieusement le pied (tant pis pour la moyenne !) avec pour seul objectif d’éviter les trous et de ménager la voiture.

A Saint-Agnés, la fatigue nous fait louper la route à droite au carrefour (et ce n’est pourtant pas faute de l’avoir bien noté) mais rien de grave ? Juste une petite marche arrière devant les spectateurs qui ne semblent pas surpris (nous apprendrons par la suite que beaucoup ont fait comme nous).

Au moment où j’aperçois le panneau de fin de ZR, je pousse un énorme soupir de soulagement et disant à ma voiture : « allez ma belle, on rentre en douceur au bercail ! »

Et au passage du portique d’arrivée, à Monaco, c’est avec un immense bonheur que mon copilote et moi-même nous serrons la main et avant de m’arrêter je me penche en avant  pour embrasser mon tableau de bord.

 

« Ça y est … On l’a fait ….. jusqu’au bout !!! »

 

Je ne vais pas parler de Nirvana, mais je peux dire qu’à ce moment là le bonheur est absolument GIGANTESQUE, ENORME, SUBLIME …….

 

 

Epilogue :

 

Un détail important. Au moment de passer le portique d’arrivée, on nous a remis l’insigne de l’ACM que ne reçoive que ceux qui ont participé au Rallye et en sont arrivés au bout. C’est, croyez-moi, une grande fierté qui nous envahie à ce moment là.

 

Je ne peux terminer ce récit sans  citer tous ceux qui ont contribué de prés ou de loin à la réalisation de ce rêve un peu fou mais tellement fort et merveilleux.

Toute mon assistance qui a vraiment joué le jeu jusqu’au bout, dans les meilleurs comme dans les pires moments et qui je crois s’est finalement beaucoup amusée,

DSC3651 DxO (il manque Bernard sur la photo !)

Delphine, Alix et Elise qui ont été patientes et compréhensives car je les ai sacrément bassinées depuis des mois avec ce projet,

Mon copilote, Jocelyn, qui a accepté de partager cette aventure, sans trop savoir d’ailleurs où il mettait les pieds, pour ce qu’il a appelé « des vacances à la Philippe »

Mon cousin Marc dont les précédentes participations ont fait naître en mois ce rêve et qui, tout en restant à Reims, a été présent en permanence à nos cotés,

Tous ceux qui de prés ou de loin ont suivi notre aventure et nous ont soutenus avec une ferveur que nous n’imaginions même pas au moment du départ,

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Mais mon plus grand merci va à celle qui a eu le courage, la résistance et peut-être aussi l’inconscience, de m’emmener jusqu’au bout de ce rêve : ma MGA !

 

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:01

 

 

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Et bien ça y est, nous l'avons fait .... jusqu'au bout !

Et oui, aprés 3700km, la MGA, son pilote et son copilote sont de retour au bercail sans la moindre petite rayure, mais avec une tête tellement pleine d'images, d'émotions, ...  qu'il nous falloir un certain temps pour redescendre sur terre.
Il y a des expériences qui, dans une vie, vous marquent à jamais, surtout quand vous y avez mis tout votre coeur.
Celle-ci en fait partie et elle a été d'autant plus forte et intense que nous avons découvert peu à peu qu'une ferveur s'était créée autour de notre aventure. Nos familles, nos amis, les amis de nos amis, .... bref, un monde fou s'est connecté régulièrement sur le site de l'ACM, sur le Forum MG, sur d'autres forums aussi (parfois même en permanence) pour avoir de nos nouvelles. C'est vraiment EXTRAORDINAIRE !

Voici donc les 4 premiers épisodes de cette aventure ......

 

 

Episode 1 : Reims, nous voilà !

 

Jeudi 27 janvier

Le premier challenge commence avec un casse-tête : faire rentrer toutes nos affaires dans la MG.

Nos sacs, nos chaussures, nos smokings, un bidon d’essence, un bidon d’huile ….

Et bien croyez-moi, on en met sacrément des choses dans cette voitures, même si nous devons utiliser la véronique qui s’avère très utile.

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Bref, une fois le casse-tête résolu, nous partons pour …. 3700 km.

Cette aventure, on m’en a beaucoup parlé, j’ai lu plein de choses dessus au point qu’on pourrait croire que l’on sait dans quoi nous nous embarquons. Mais heureusement que nous n’imaginons pas ce qui nous attend ….

 

Aiguille du compteur bloquée à 110, nous voilà en route pour Reims.

C’est avec un premier grand plaisir que nous retrouvons sur la route notre assistance avec Patrick, Lionel et Marie-Claire dans le Mitsu aux couleurs du Forum et du Tour du Mont-Blanc.

 Premier problème : les clignotants ne marchent plus et restent allumés en permanence. Pas de panique, j’ai une centrale de rechange et nous la remplacerons à Reims avant le contrôle technique.

 

Nous nous suivrons ainsi jusqu’à Reims ou nous arrivons en fin d’après-midi, dans un froid glacial, accueillis par mon cousin Olivier, venu en spectateur, et toute l’équipe du Team GB. Echange d’autocollants et des cadeaux de Jean-Pierre pour Tony ….. de beaux fromages de Savoie dont on se demande déjà comment ils vont réagir au rallye dans la MG ….. !

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Alain, notre Monsieur photos, Monsieur Média et Monsieur Météo nous rejoint également. L’équipe est presque au complet. Je dis presque car Jean-Pierre a déjà renoncé, anéanti par une grippe qui s’est déclarée dans la nuit chez Patrick et Bernard qui nous rejoindra à Annecy.

 

Je quitte mon assistance qui doit diner avec l’équipe anglaise pour rejoindre mon autre cousin, Marc, habitant Reims et fan du rallye avec plusieurs participations récentes à son actif. Pour lui, cette année sera sans le RMCH car il ne souhaitait pas partir de Glasgow ou Varsovie. Mais vous verrez par la suite qu’il va jouer un grand rôle pour nous.

Nous rentrons la MG dans son garage et nous préparons pour le diner d’accueil organisé par le Reims Champagne Véhicules Historiques où nous faisons connaissance avec plaisir de quelques participants.

 

Marc joue déjà les nounous en nous conseillant de rentrer de bonne heure pour dormir le plus possible car dés le lendemain, la course au sommeil commencera …

 

Nuit quelque peu agitée par l’excitation.

8h30, départ pour le centre des congrès où se déroulent les vérifications administratives et techniques.

 

Et là, premier stress ….. La MG ne veut pas démarrer. Ça commence bien !

Je sors la manivelle … Et 1 ….. et 2 … et 3 …. Je m’y reprends à 3 fois avant d’entendre le ronronnement du moteur. Autant dire que l’assistance va être mise à contribution tout de suite.

Nous partons vers le Centre où nous arrivons dans les premiers.

Là, je dois dire que l’accueil est assez glacial, à tout point de vue.  On nous installe dans un hall ouvert aux 4 vents, peu éclairés mais qu’à cela ne tienne, trop excités par l’évènement, je fais abstraction du froid et contacte immédiatement l’assistance pour voir ce pb de démarrage.

 

Tandis que je mets la voiture entre leurs mains, je pars aux vérifications administratives et je récupère tout le dossier  «concurrents » (autocollants, numéros, feuilles de routes, …. etc).

A mon retour à la voiture, le diagnostic est clair : la courroie d’alternateur est détendue. Il faut la retendre. Lionel et mon cousin Olivier s’attèle à la tache, tandis que Patrick s’occupe des clignotants.

Jocelyn, mon copilote est parti se mettre au chaud pour commencer son job et étudier tout les documents que l’on nous a remis et qui concernent le parcours.

Pendant ce temps, sous les projecteurs des caméras de France 3, je pare la voiture de ses autocollants. Allez coller de grands autocollants rectangulaires sur des surfaces courbes ….. toute une technique avec de l’Ajax vitres et une carte de crédit … Mais il me faudra bien 3/4h pour tout mettre en place.

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Ça y est, tout est prêt, la courroie retendue, les clignotants opérationnels et la MG parée de ses attributs de course. En avant pour les vérifications techniques.

 

C’est un moment particulier. Les contrôleurs ne rigolent pas et mon cœur bat déjà la chamade.

Mais quand le commissaire nous dit OK en collant l’autocollant signé, c’est un premier soulagement qui m’envahit et nous sortons la voiture sous les flashs des photographes agglutinés à la sortie du box de contrôle.

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Il est près de midi, nous garons la voiture dans le parc fermé et notre « nounou », mon cousin Marc, nous ramène chez lui pour un bon plat de pâtes  car il faut caler notre estomac pour la suite, et surtout une sieste « obligatoire » car la nuit va être longue, très longue … !

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Vers 15h, retour au parc fermé. Je démarre la voiture et là …… rien ! Encore un coup de stress qui me traverse, mais en réfléchissant, la voiture n’a pas roulé depuis que la courroie a été retendu, l’alternateur ne s’est pas rechargé assez. J’use encore de la manivelle et elle démarre sans broncher.

On n’est pas encore parti que j’en suis déjà à un coup de stress toutes les 2 heures …. Ça promet !!!

 

16h : Les services de police de la ville ont bloqué le parcours entre le centre des congrès et la place de l’hôtel de ville. C’est donc sous les sirènes que le convoi des concurrents rejoint l’hôtel de ville, comme un vrai convoi de chef d’état, grillant au passage les feux rouges et les stops.

C’’est ici je crois que nous commençons à rentrer dans un autre monde.

 

Peu à peu, la place de l’hôtel de ville se remplit de spectateurs. La nuit commence à tomber et nous apercevons  les projecteurs qui éclairent la rue menant de l’hôtel de ville à la place du forum ou se trouve le podium de départ.

 

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Nous profitons de quelques instants avant la réception à l’hôtel de ville pour retrouver toute l’équipe d’assistance, bien au chaud dans un café du coin.

2 ou 3 mises au point sur l’assistance de la nuit et nous repartons à l’hôtel de ville pour les discours de Madame la Maire, du Président de Reims Champagne Véhicules Historiques et du Vice-président de l’ACM. Les mots de ce dernier sont très forts lorsqu’il nous dit qu’il nous offre en cadeau d’anniversaire du Rallye les plus beaux et plus mythiques parcours qui ont fait la légende du rallye, en nous donnant rendez-vous à Monaco dans 3 jours …

 

Je vous livre à nouveau ici la petite anecdote avec Jean Ragnotti :

Après les discours, avant de rejoindre la voiture, je fais un petit passage aux toilettes ou arrive également Jean Ragnotti. Il y a du monde. Monsieur Jeannot se dirige alors vers le lavabo, fait mine d’ouvrir son pantalon et nous dit « merdre, j’suis trop p’tit pour ce lavabo ».

Avec un autre concurrent, nous lui répondons qu’il a oublié de mettre ses talons. Sa réponse fuse :

« pfff, m’en fous, même Jean Todt pourrait pas pisser dans ce lavabo ». Sacré Ragnotti ! C’est toujours la rigolade avec lui.

 

19h03 : les premières voitures s’élancent pour la grande aventure. Nous ne les voyons pas car nous sommes déjà dans notre voiture, prêts à nous engager dans la rue menant au podium.

Je suis rassuré car la voiture a redémarré sans aucun problème cette fois-ci.

L’avancée au ralenti dans cette avenue rectiligne est un moment d’une rare intensité. Le cœur bat à 150 pulsations, les spectateurs, massés derrière les barrières, applaudissent,  mitraillent avec leurs appareils photos, les flashs crépitent et les spots du podium se rapprochent lentement. C’est vraiment MAGIQUE !

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Çà y est, c’est notre tour. 25m avant le podium, une charmante jeune femme nous remet notre carton de pointage en nous souhaitant bonne route.

Avec mo copilote, Jocelyn, nous nous serrons la main et montons doucement sur le podium !

Le speaker, ami de mon cousin, évoque en 2 mots ses précédentes participations et souhaite à son tour bonne chance à la seule MGA du plateau, avec son N°313. Un numéro qui nous va parfaitement : en 1962, année de la voiture, il y eut 313 partants !

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5, 4, 3, 2, 1 … c’est parti !!!

 


 

 Episode 2 : La nuit de la concentration

 

La sortie de Reims ne nous pose aucun problème car mon cousin Marc nous l’avait fait faire en début d’après-midi pour que nous ne nous trompions pas.

C’est très sympa car aux ronds-points et aux feux rouges, des spectateurs résistants au froid glacial, nous applaudissent avec ferveur.

Nous quittons Reims pour ……. 20h de route.

Mon autre cousin Olivier, au volant de sa Golf GTI trentenaire nous emboite le pas pour quelques dizaines de km ce qui nous fait très plaisir.

 

Les km s’avalent à un bon rythme. Je conduis pendant 2 ou 3 heures puis nous alternerons à peu prés toutes les 1h30 avec mon copilote. Certes le confort de la MGA est un peu spartiate pour dormir, mais nous arrivons à somnoler de temps e, temps quelques minutes quand il n’y a pas de subtilité au road-book pour celui qui conduit.

 

Le premier CP (contrôle de passage) à Bar-sur Aube nous permet de faire une petite pause très appréciable. Beaucoup de spectateurs sont là, bravant la nuit et le froid, et nous sommes accueillis avec café et croissants.

Un coup de téléphone à l’assistance nous permet de les tenir au courant de notre progression pour qu’ils soient prêts au CH de Langres où nous avons prévu le changement de pneus.

Nous sommes dans les temps.

 

Langres : le pointage au CH est prévu à 23h41 et nous y arrivons vers 23h10.

L’assistance est en place comme des pros.

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Le Mitsubishi avec son gyrophare pour que nous le repérions très vite, le grand panneau avec  le n°313, les 4 pneus clous déjà positionnés. Je gare la voiture et la laisse entre les mains de notre équipe tandis que nous filons sous la tente des concurrents pour une bonne soupe chaude et quelques victuailles bien appréciables.

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Mon copilote garde bien en vue son chronomètre pour que nous ne loupions pas l’heure, que dis-je, la minute de pointage.

Nous revenons vers la voiture, déjà prête à repartir, avec ses pneus cloutés, son pare-brise et ses phares nettoyés, son niveau d’huile vérifié.

C’est reparti. Nous nous présentons au point de CH pile à l’heure et pointons dans la minute prévue !

Cool !!!

 

Prochain CH à Champagnole dans un peu plus de 3 heures.

Nous l’atteignons sans difficulté, mais dehors, le froid est de plus en plus glacial. Nous constatons finalement que le chauffage de la MGA est finalement assez efficace car nous nous y sentons au chaud.

Pas d’assistance prévue à Champagnole. La prochaine est au CH d’Annecy prévu  vers 5h30 du matin.

Cette liaison entre Champagnole et Annecy est un peu plus difficile. Le verglas fait son apparition, le froid atteint par endroit les -10°C et c’est la plage horaire la plus fatiguante. Nous essayons donc de nous relayer assez souvent.

L’option « pneus clous » à Langres nous avait été soufflée par Jean-Pierre car il savait que le verglas serait présent sur cette portion. Merci JP !!!

L’arrivée au CH d’Annecy se fait dans les temps. Heureux de voir Bernard qui a rejoint notre assistance, ainsi que Robin, le « traceur » du Rallye du Tour du Mont-Blanc, venu nous soutenir !

Encore un p’tit café, un croissant et nous repartons alors que le jour n’est pas encore levé.

 

Direction les CP de Saint-Pierre en Chartreuse et de Serres.

La traversée de la Chartreuse est absolument magnifique car le soleil se lève, faisant apparaitre des couleurs et des points de vue magnifiques. De quoi nous requinquer !

 

Nous pointons aux CP sans problèmes et filons vers le CH de Saint-André les Alpes, avec un point d’assistance un peu avant, à Château-Arnoux.

 

La MGA tourne à merveille mais nous devons garder un bon rythme car sur le papier, nous avons toujours l’impression d’avoir largement le temps de rejoindre les CH, mais dans la réalité c’est beaucoup plus juste.

Le point d’assistance de Château-Arnoux se passe bien ; Nous prévenons toujours notre assistance un peu avant pour qu’elle se tienne prête, avec le gyrophare, le panneau 313, … : huile, pare-brise, collations … RAS !

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En avant pour Saint André les Alpes.

Un appel téléphonique de Nicolas Legall (qui coure sur une MGB, avec le numéro  183) nous prévient que la gendarmerie a installé 3 contrôles de radar avant St André. 2 dans des villages et un dans une ligne droite 2km avant St André. C’est ça aussi le rallye : une vrai solidarité !

De toute façon, depuis le début, nous sommes très vigilants aux limitations de vitesse, mais vaut mieux être sur ses gardes.

Nous verrons le premier radar, extrêmement bien caché dans un bosquet à l’entrée d’un village.

Par contre, les 2ème et 3ème n’y sont plus … Mais ça s’explique …. Il est un peu plus de midi … c’est l’heure de l’apéro !!!!!!!!

Nous apprendrons plus tard que plusieurs concurrents ont été pris à une vitesse supérieure à 20km/h de la vitesse autorisée. Les gendarmes en ont alerté la direction de course et ces concurrents, en plus des points du permis et du PV, se sont vus exclure du rallye.

Ça ne rigole pas, mais c’est très bien ainsi !

 

Nous arrivons à Saint André les Alpes avec une vingtaine de minutes d’avance et un super accueil des membres du forum VHC Passion.  Ils sont là, les Manu, Andréa, Claude, GG, Nico, Michel, Jean-Claude, Christian, Walter, …

Après une longue nuit, ce type d’accueil nous recharge les batteries à bloc.

Ça fait d’ailleurs rire mon copilote car à chaque CP ou CH, je retrouve des forumistes qui viennent nous saluer et il a l’impression que je connais du monde partout ! C’est la magie du rallye et d’internet aussi !

Mais là, c’est vraiment LE CH du rallye à ne pas manquer. De délicieuses crêpes nous sont offertes par la charmante Andréa qui voulait prendre la place de mon copilote. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord ! Bon, tant pis, faudra que je dorme avec mon copilote à Monaco !!!

 

Un grand merci à tous pour cet accueil !

 

Maintenant, en route pour Monaco, avec un point d’assistance à Carros et la première ZR.

Nous arrivons à Carros sans encombre. Toujours dans les temps.

Une petite assistance rapide où les « papys » anglais du Team GB, dans leur Austin Healey, nous interpellent car ils sont (déjà) perdus.

Qu’à cela ne tienne, je leur propose de nous suivre pour les emmener jusqu’au départ de la ZR.

A l’Escarène, nous profitons de la zone d’étalonnage repérée dans le Road-Book pour recalibrer notre tripmaster. Une zone de plus de 6km qui permet d’être très précis. Nous constaterons d’ailleurs par la suite que notre étalonnage a été parfait.

 

La Montée vers Touët de L’Escarène est raide. LA pluie fait son apparition et se transforme en neige, avec des bourrasques,  dés le point de départ de la ZR.

Mais ça y est, nous rentrons dans le vif du sujet. L’adrénaline est au maximum, je suis chaud comme la braise et c’est parti !!!!

Une moyenne imposée à un peu plus de 47,5 km/h avec une succession  d’épingles, de virages parfois serrés … Là, vraiment je commence à m’amuser comme un fou. Certes, je n’ai pas une 2de et une 3ème courte, ce qui me fait perdre du temps dans les reprises, mais les passages des épingles est un plaisir intense. J’arrive un peu « vite », freinage, passage en 2de, l’arrière de la voiture chasse merveilleusement, dans super « mouvement de ses hanches appétissantes », les clous la stoppent parfaitement dans l’axe pour la remettre en droite ligne …. Le pied intégral …  Jamais je n’ai ressenti un aussi grand plaisir au volant !

Les bourrasques de neige ne facilitent pas la visibilité, mais il n’y a pas de pièges.

Jocelyn joue parfaitement son rôle de copilote, avec notre cadenseur que nous utilisons pour la première fois. Il ne semble pas du tout tendu par ma conduite ce qui me donne des ailes.

Nous finissons dans un frisson de bonheur.

 

Dans la descente vers Monti et Monaco, la neige se transforme à nouveau en pluie glaciale.

Nous arrivons à notre point d’assistance. Notre équipe est frigorifiée, enfermée dans les 2 voitures, le chauffage à fond. Il pleut vraiment des cordes et nous abandonnons l’idée de changer les pneus. D’autant plus que nous sommes assez justes au niveau du temps.

L’équipe nous redonnent nos sacs (quelque peu trempés d’ailleurs) et pars se remettre de cette longue nuit dans une villa que je leur ai trouvée à Cannes.

Nous filons vers Monaco où nous pointons dans la minute. La pluie battante a fait fuir beaucoup de monde sur le parc fermé. Nous garons la voiture et n’avons plus qu’un objectif …. Une douche chaude !

Mais avant, nous devons récupérer les instructions pour notre hôtel, ainsi que les cadeaux offerts par l’ACM aux concurrents, dont une magnifique plaque de calandre célébrant le centenaire du Rallye. Un objet magnifique !

 

Mais attention, nous sommes à Monaco, et ça ne rigole pas au niveau sécurité : nous devons remplir une fiche de renseignements complète à l’hôtel. C’est à peine s’il ne faut pas donner la couleur de nos chaussettes !

Enfin bref, nous rejoignons notre chambre au radar.

La journée n’est pas tout à fait terminée ……

Un diner est prévu dans l’hôtel, encore faut-il se changer. Et là, désespoir …… ! J’ouvre mon sac pour découvrir que la plupart de mes affaires sont mouillées (Patrick, la prochaine fois, prend un Pickup qui ferme hermétiquement !!!)

Me voilà donc pendant 1/2h, avec le sèche-cheveux, à faire sécher de quoi m’habiller pour le diner !

Comme me dit Jocelyn. C’est de la « baroude » jusqu’au bout !!!

 

Après un magnifique buffet, nous rejoignons vite nos lits pour une nuit réparatrice !

 

 

 

Episode 3 : Une journée au paradis

 

Dimanche matin, nous sommes tous les 3  (le pilote, le copilote et …… la voiture) en pleine forme. Le plaisir de la ZR de la veille m’a rendu encore plus impatient d’attaquer les prochaines ZR.

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La pluie s'étant arrétée, le public est revenu et nous participaons même à une petite sénace de photos avec 2 japonaises, mitraillant la voiture, nous demandant de poser avec elles, montant même dedans pour quelques photos de plus ... bref un bon moment de détente et de rires avant le nouveau départ.

Direction Tourette du Château.

Les infos que nous avons-nous préviennent que la ZR du matin a fait des dégâts à cause de la neige. Mais le beau temps est là. Nous arrivons au départ de la ZR sous un magnifique soleil. La neige est bien là, mais pas sur la route. Prudence quand même !

C’est parti pour 26km. Je lance la voiture sur le même rythme que la veille et je retrouve les mêmes sensations, le même plaisir. La route est par endroit très étroite et je dois rester sur mes gardes. Jocelyn est aussi en pleine confiance. Sur les bas coté, nous passons devant des concurrents bien mal en point. C’est d’abord une première voiture carrément sur un muret, puis une autre au fond d’un fossé, les 4 roues en l’air, une suivante arrêtée sur le coté qui a fait un tout droit dans la paroi rocheuse, une nième qui s’est pris un muret de face….

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Mais pour nous, la route est bonne, certes mouillées, mais peu glissantes car située principalement sur des versants Sud (et oui, il faut aussi prendre en compte ce type de paramètre qui influe beaucoup sur l’état de la route !). Nous ne nous déstabilisons pas de ces « épaves » et j’entends même; mon copilote dire avec humour, entre 2 annonces de temps :  «ben eux, au moins, ils seront derrière nous au classement !!! ».

 

La ZR se déroule très bien et nous enquillons la liaison vers la suivante qui est assez prés (Le Mas/Saint Auban) et assez courte.

Cette ZR est un peu plus délicate car située plus coté Nord, avec plusieurs passages abrités dans la forêt. Quelques plaques de neiges m’obligent à la plus grande vigilance.

Les clous remplissent parfaitement leur rôle et nous nous en sortons très bien et filons donc ensuite vers Dignes où nous attends notre assistance.

Au passage, nous croisons nos amis « chudistes » du Forum MG, Yves et Jidé, venus avec la MGA de Jidé que je reconnais de très loin avec sa couleur bleu.

Nous nous arretons 2 minutes pour les saluer avec un grand plaisir, mais nous ne trainons pas.

Le rallye n’est pas un rallye de vitesse, mais vraiment une course contre la montre, comme va nous le montrer la suite des évènements …..

 

 

 

 

 

Episode 4 : Une nuit en enfer

 

A Castellane, Bernard et Alain, avec la Subaru, nous attendent pour nous suivre jusqu’à Dignes.

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Nous devons garder un rythme soutenu car la route est encore longue jusqu’au CH de Tallard.

Mais 15 km avant Dignes, sur une ligne droite de la Nationale, j’enfonce tout d’un coup la pédale d’accélérateur dans le vide …. Verdict immédiat : câble d’accélérateur cassé !

Il est pourtant très récent, mais nous n’en sommes pas à l’analyse.

Heureusement, une petite aire de stationnement nous permet de nous garer sans difficultés.

Là l’assistance d’une autre voiture est présente. Nous faisons de grands signes à Bernard et Alain qui nous suivent.

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J’entends déjà la remarque de Jean-Pierre : « j’avais dit qu’il fallait mettre en place un 2ème câble prêt à être raccordé ». Je sais Jean-Pierre. Le câble neuf est là, mais le système de renvoi par tringle, sur la MGA ne rend pas la mise en place facile pour un câble de secours « en parallèle ».

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Bref, seule solution que je tiens d’une petite expérience, puisque ça m’est déjà arrivé au retour d’un autre rallye, utiliser un domino électrique pour rabouter les câbles. Mais il s’est cassé au ras de l’écrou de serrage. Il nous faut du fil de fer.

Entre temps, nous appelons l’assistance qui ne veut pas prendre le risque de venir car ils croient être à 20km et on risque de perdre trop de temps.

Faute de fil de fer, nous prenons un morceau de câble électrique pour faire notre réparation.

Ça à l’air de marcher et nous repartons pied au plancher vers l’assistance à Dignes.

 

Malheureusement, qques km plus loin, le câble électrique casse à sont tour.

Pas d’autre solution que de faire venir l’assistance qui rapplique en 4ème vitesse. Là, il faut être efficace et très organisé. Chacun son rôle.

Lionel, à qui on a expliqué le pb par téléphone, a préparé un morceau de câble d’accélérateur pour le raccord et plonge dans le moteur pour la réparation.

Patrick s’occuper de remplir de réservoir d’essence,

Marie-Claire et Rachel (venue rejoindre son homme pour 24heures) nous ravitaillent en sandwiches et boissons.

Jocelyn fait tous les calculs possibles pour voir le temps qu’il nous reste et comment on va se situer

Bernard assiste Lionel

Alain poursuit ses photos tout en surveillant la route car nous sommes vraiment dans la bande d’arrêt d’urgence de la nationale, et qui plus est dans un grand virage.

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Tic tac, tic tac, le temps s’écoule ….

Nous repartons au quart de tour, mais avons perdu toute avance et somme même en retard sur le rythme à tenir pour pointer à l’heure.

Je suis vraiment au taquet comme on dit, tout en faisant attention aux limitations de vitesse.

Mais c’est très chaud !!!

 

La montée par le col des Garcinets est très dure car la route est étroite, en mauvais état et ne semble plus en finir. Nous nous sentons assez seuls même si la nuit n’est pas encore tombée. Et puis impossible de rouler  vite sur cette route, que dis-je, ce chemin !!!

La nuit tombe, Tallard est encore loin et nous tombons vraiment dans la nuit noire.

Jocelyn fait un nouveau pointage. Si on maintient ce rythme, on devrait pointer à Tallard avec 15/20 minutes de retard. Ça devrait aller.

Heureusement, nous ne faisons pas d’erreur sur le parcours mais arrivée dans la grande ligne droite de la Départementale qui mène au CH …. Embouteillage monstre !  La tension est extrême. Ça fait 20minutes que nous aurions du pointer et nous sommes bloqués à à peine plus d’un km du CH.

Pas le choix : je m’engage dans l’étroite bande d’arrêt d’urgence, la main sur le klaxonne …. Ça va les voitures s’écartent et j’avance. Mais là, je tombe sur un os. Non, pardon, sur un bus. Trop large pour que je le double par la gauche. Je m’engage derrière lui, et regarde la voie d’en face. Rien à l’horizon. Je déboite, le double, mais au moment de me rabattre car une voiture arrive en face, je tombe sur UN CON !!!!! Mécontent de ce que je fais, il part dans des vociférations, me menaçant si je lui passe devant, et refuse donc de me laisser passer. J’ai pas le choix, une voiture arrive en face. J’insiste, rien à faire. Je suis sur les nerfs. Jocelyn me dit de me calmer un peu car avec ce genre d’énergumène (que je ne décrirais pas au risque de passer pour un raciste !)ça peut mal tourner.

 Je le laisse passer devant, mais les secondes courent, courent, courent ….

Heureusement, 300m avant le parking du CH, la bande d’arrête d’urgence s’élargit un peu. Je déboite donc à droite avec un grand coup d’accélérateur devant le connard (excusez moi, une semaine après il m’énerve toujours celui-là !) et m’engage à toute vitesse dans le parking. Nous pointons exactement à 30 minutes après notre heure théorique. C’est ce qui s’appelle friser la correctionnelle à tout point de vus. Nous comprenons que nous sommes les derniers car les commissaires plient bagages juste après notre pointage.

Pas le temps de chômer. Une gorgée d’eau, le temps que mon copilote reprenne ses esprits pour attaquer la prochaine ZR. Je m’aperçois à ce moment là que mon phare droit ne marche plus. Mais ce n’est pas grave, avec les codes et les antibrouillards, j’y vois très bien.

Nous rejoignons à vive allure le départ de la ZR.

Il fait un froid de canard dehors, mais une chaleur énorme dans la voiture …. !

 

C’est parti pour la ZR : Plan de Vitrolles/Col d’Espréaux/Col des Verniers …… 28km

Le démarrage est dur car la route est blanche en de nombreux endroit. Je suis obligé de calmer mes ardeurs au volant pour tenir la voiture. Nous décidons d’ailleurs de ne pas nous inquiéter de la tenue de la moyenne. L’objectif est de garder la route et la bonne route.

 

Mais nous sommes tous les 2 très tendus par la fatigue, par le temps qui s’écoule, par l’heure tardive et par la longue distance qui nous séparent encore du CH de Saint Nazaire en Royans.

 

Arrivés sur le plateau, nous allons commencer notre nuit en enfer !

Jocelyn suit le road-book et le tripmaster, mais au niveau d’un village dénommé Le Saix, il fait une confusion entre le km 22 et le km 28. Nous loupons la bifurcation au centre du village et filons tout droit.

En temps normal, avec lucidité, nous aurions du stopper net et prendre quelques secondes pour nous reconcentrer sur le parcours afin de nous remettre dessus. Mais la lucidité n’est plus là, nous nous attendons 2 ou 3 km avant de faire demi-tour. Nous retraversons le village, mais ne retrouvons pas nos marques. Heureusement, nous n’avons pas conscience des paroles que nous prononçons et qui en auraient fait rire plus d’un : « T’es sûr qu’il fallait rentrer dans Le Saix » « Oui fallait prendre à droite tout de suite après l’entrée du Saix » «  Bon faut qu’on sorte du Saix pour refaire le point et y rerentrer calmement » …. J’en passe et des meilleures ! Mais pour nous, l’heure n’est pas à la rigolade du tout.

Nous nous engageons dans une route qui semble correspondre aux indications du road-book, mais nous atterrissons dans une voie sans issue, sur une route enneigée, en pente et la voiture se plante !

Je peux vous dire que là, nous n’en menions vraiment pas large. AU loin, une porte s’ouvre dans la ferme où nous nous trouvons. Jocelyn lui crie : « vous avez vu passer des voitures ? »

« Vous êtes dans un chemin privé sans issue !!! »

Panique. Faut faire demi-tour dans la neige. Jocelyn sort de la voiture me guide en hurlant pour que je ne me mette pas dans le fossé qu’on distingue à peine et j’arrive tant bien que mal à faire ce « putain » de demi-tour (excusez-moi, y repenser me donne encore la chair de poule !)

Nous voilà repartis vers Le Saix où nous ne trouvons toujours pas la bifurcation.

Nous sommes PERDUS !!!

Je sens mon copilote complètement désarmés. Il ne sait plus où sont le Nord et le Sud, c’est l’horreur !!!

Une lueur de lucidité me fait m’arrêter. Je lui dis de prendre son GPS de son Iphone et de me trouver calmement l’endroit ou nous sommes par rapport à la carte que j’ai tracé. Un fois la localisation faite je lui demande de suivre très précisément la carte, avec la loupe, pour nous ramener sur le tracé rouge de la ZR sur la carte.

Nous en sommes loin mais nous y arrivons.

Il a du mal à se remettre dans le road-book et nous ne trouvons que très difficilement la sortie de cette ZR infernale !

Les commissaires sont encore là, inquiets de ne pas nous voir arriver. Ils nous croyaient perdus et s’apprêtaient à lancer quelques recherches.

Nous sommes un soupçon rassurés mais le temps nous a rattrapés depuis bien longtemps …. Nous fonçons donc vers Die où nous attend notre assistance.

 

Là, nous allons faire un véritable « arrêt aux stands de compétition ».

Je pile à l’emplacement que m’indique Lionel. J’arrête qd même le moteur par sécurité le temps que le plein d’essence soit fait en 4ème vitesse par Lionel et Marie-Claire tandis que Patrick nettoie le pare-brise. Nous restons dans la voiture, Jocelyn le nez dans le road-book, à 2 doigts de manger le chronomètre, et moi, les mains crispés sur le volant, attendant de pouvoir redémarrer.

GO !!!!

 

Mais là, nous allons commettre une erreur qui aurait pu nous couter extrêmement chère.

Vue l’heure, nous aurions dû zapper la dernière ZR et filer vers St Nazaire par la route la plus rapide, en prenant les pénalités pour ZR non effectuée, mais en pointant à St Nazaire avec le minimum de retard.

Cette erreur, nous la devons encore au manque de lucidité qui ne nous a pas permis d’analyser correctement la situation, l’heure et le règlement du rallye.

Bref, nous voilà engager, pied au plancher, dans le col du Rousset.

La route n’est certes pas mauvaise, et je la connais pour l’avoir faite une fois avec ma MGA. Mais un brouillard à couper au couteau de lève, m’obligeant à me mettre au milieu de la route pour ne fixer du regard que les pointillés blancs que je distingue encore sur une petite dizaine de mètres.

C’est long, c’est long, on va jamais y arriver.

Passage du tunnel, en haut du col. De l’autre coté, le brouillard est encore plus dense, je n’avance pas. A  Vassieux, départ théorique de la ZR, il n’y a bien sûr plus personne depuis longtemps. C’est le désert total.

Nous comprenons enfin que l’objectif est de rejoindre Saint Nazaire et de pointer coûte que coûte.

Nous téléphonons à Bernard et Alain qui avec la Subaru ont foncé à Saint Nazaire et leur demandons de faire patienter les commissaires qui s’apprêtent à plier bagages. Ils arrivent non sans insister à les faire attendre mais ils nous donnent 30minutes, pas plus, et là, va s’engager une véritable course contre la montre, car d’après Jocelyn, c’est un peu juste.

 

Heureusement, il est originaire du coin et connaît parfaitement chaque virage. Il va donc jouer un rôle de copilote absolument magistral où je ne vais conduire, non plus en fonction de ce que je vois sur la route (enfin quand même un peu !!!), mais en fonction des informations anticipées qu’il va me donner : « vas-y, tu peux accélérer, le prochain virage est un gauche très large ….. freine et passe en 2de, dans 100m c’est une épingle droite serrée …. Dans 200m tu auras une ligne droite de 500m où tu pourras accélérer ………. » et comme ça jusqu’à St Nazaire.

2 km avant, nous reprenons le téléphone et restons en ligne avec Alain pour qu’il fasse comprendre aux commissaires qu’ON ARRIVE !!!!!!!!

Je m’engage dans le parking et pile comme un fou devant les 3 commissaires restés là et que nous remercions vivement. J’ajouterai à mes remerciements une mention spéciale à Alain et Bernard qui ont joué ici un rôle capital !

DSC3002 DxO

Nous avons pointé à Saint-Nazaire et c’est le principal. Le commissaire nous confirme que nous sommes toujours en course et prévient Valence de notre arrivée.

 

Mais avant de repartir, il va se passer quelque chose d’extraordinairement émouvant.

Sur le parking, il ne restait plus que les 3 commissaires, Alain et Bernard, et je vois sur le coté, un jeune handicapé dans un fauteuil roulant accompagné d’un adulte (son père peut-être) qui lui explique qu’il a bien fait de rester pour voir la dernière voiture, le 313 enfin arriver. Cette image me touche. Je ne peux sortir de ma voiture mais leur fait signe de venir. Le jeune approche son fauteuil de la voiture, je lui tends  la main, il me donne la sienne et je sens qu’il est heureux d’être là, de me serrer la main. Il esquisse un sourire qui me fait comme un électrochoc. Cette poignée de main va rester graver très très longtemps dans ma mémoire je crois.

DSC3001 DxO

Reboostés par ce court moment d’une rare émotion, nous repartons pour Valence.

 

Mais notre calvaire n’est pas fini.

A Valence, le parc fermé est désert et le gardien hésite un moment avant de nous laisser rentrer.

La tente du pointage est pliée et pas âme qui vive.

Heureusement, nous apercevons les personnes de chez Tripy (c’est le système GPS qui est sur les voitures) en train de plier bagages.

Le responsable s’approche et nous lui expliquons notre situation.

Il est 23h31 et l’heure limite était normalement 23h34.

Mais les commissaires de Valence n’ayant pas été prévenus que nous étions encore en course, sont partis 10 minutes avant l’heure limite.

Je ne sais plus où je suis, dans un demi coma peut-être, mais je n’ai plus la force de réfléchir à quoi que ce soit.

Le responsable de chez Tripy nous explique qu’il va prendre notre carton, noter l’heure (même s’il n’est pas habilité à la faire) et le transmettre à la Direction de Course.

Entre temps, le site Internet de l’ACM nous a déjà déclaré hors course pour abandon, mais je ne ressens pour l’instant rien tellement je suis vidé.

 DSC3003 DxO

 

Nous rejoignons notre hôtel et mon cousin Marc, qui me suit heure par heure, m’appelle car il a vu la sentence sur le site de l'ACM. Il me rassure, me dit que je dois absolument dormir et que demain une bonne surprise peut toujours arriver.

Dormir, dormir, ….facile à dire, mais pas facile à faire car là, c’est le psychologique qui l’emporte sur le physique.

Je ne sais plus trop où je suis et je trouve encre un peu d’énergie pour écrire ces quelques mots sur le Forum MG :

« Suis bien trop fatigué et quelque peu atteint psychologiquement pour vous raconter cette journée.

Il semblerait que nous soyons déclarés dans les abandons, mais il y a une lueur d’espoir car le CH de Valence a fermé  avant l’heure limite de 23h34 et nous sommes arrivés à 23h31 (…).

Verdict demain, mais c’est peu probable que le comité de course prenne ça en compte.

Le soupçon d’idée claire qu’il me reste me fait dire que j’ai compris aujourd’hui ce qu’est vraiment ce rallye : un paradoxe infernal où vous ne voyez pas le temps passer alors que vous passer votre temps à le regarder s’écouler et c’est aussi un paradis en enfer ou un enfer au paradis (…) »

 

Le lendemain matin, mon copilote et moi-même n’avons pas échangé beaucoup de mots. Non pas que nous ne nous entendions pas, bien loin de là, mais nous étions tous les 2 abattus par la journée et la nuit précédentes et par cette abandon déclaré.

Nous nous habillons cependant comme si nous allions continuer (un peu machinalement d'ailleurs) et partons rejoindre le départ.

Nous cherchons un responsable des relations avec les concurrents, à qui nous expliquons notre situation. Il semble comprendre et nous met en relation avec un responsable de la direction de course à qui nous refaisons l’historique de la soirée. Pendant 15 secondes, il n’a pas dit un mot, sans nous regarder, comme s’il cherchait une solution, une réponse. Puis il nous regarde et nous dit : « Je dois voir le carton pour vérifier les temps. Si vs avez pointés à Valence avant les 30 minutes règlementaires, je vous remets en course. »

 Il nous demande de patienter pendant qu’il essaie de joindre le responsable Tripy qui nous avait pointés …. Les minutes les plus logues de tout le rallye !!!! Je sens que je vais craquer et quand il nous annonce que c’est OK, que nous pouvons repartir, je fonds en larmes. Oui je l’avoue … des larmes de joie, certes, mais surtout une soupape qui s’ouvre, lâchant toute la pression, la tension, le stress accumulés depuis la veille.

Il va me falloir une bonne demi-heure avant de reprendre réellement mes esprits. Même mon copilote m’avoue ne jamais m’avoir vu dans un tel état.

Ces 3 minutes, nous sommes allés les chercher avec nos tripes, à la limite de ce que l’on pouvait faire et nous en éprouvons un immense bonheur.

La première personne que j’appelle est mon cousin Marc, resté à Reims, mais qui nous suit de très prés. Il est dentiste. J’appelle à son cabinet et son assistance me le passe comme si elle me connaissait bien. « Marc, c’est Philippe au téléphone !!!!   …..  Je prends, je prends ».

Je m’excuse de le déranger en pleine consultation et il me répond : « c’est pas grave, t’inquiète pas, ça va intéresser aussi mon patient ! »

Je lui explique mon bonheur en imaginant son patient, la bouche grande ouverte, en train d’entendre notre conversation sur ce qui vient de se passer et sur la façon d’aborder cette nouvelle journée.

 

Après ce début de matinée extrêmement fort, nous nous reconcentrons sur la course pour attaquer l’Ardèche dans laquelle je pars confiant car j’en ai repéré une partie du tracé il y a 10 jours et nous devrions faire toutes les ZR de jour.

RMCH-2011 0982

 

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 21:29

 

PHL01

 

L'itinéraire de concentration jusqu'à Monaco, ainsi que les itinéraires des différentes étapes ont été remis à jour et sont visibles sur à partir des liens suivants : 

http://www.acm.mc/rmch/2011/docs/tableau_concentration_2011_v19.pdf

http://www.acm.mc/rmch/2011/docs/itineraire_2011.pdf

A force de les potasser, je commence à le connaitre par coeur (au moins pour les ZR).

 

L'attente jusqu'au 26 novembre commence à être longue et l'impatience grandit !

 

L'assistance se précise, avec 6 personnes du forum MG.

Nous faisons comme si nous étions sûrs de partir de Reims, pour ne pas être pris de court. Dans le pire des cas d'un départ reporté sur Barcelone, nous aurons juste à recadrer les points d'assistance sur le parcours de concentration. Donc rien de problématique.

Un Pickup Mitsubishi assurera l'assistance dite "officielle". Il sera épaulé par une volvo break.

A ce jour, la liste du matériel est quasiment prête.

Les principaux points d'assistance sont à peu prés calés. Reste un lieu d'assistance un peu délicat, mais nous y nous travaillons actuellement.

 

Coté voiture, elle vient de rentrer en révision : durites type "aviation" (mais non je n'en fais pas un avion de chasse quand-même !!!), vérification complète du circuit de freinage, réglages divers,

Bref, un bon checkup qui va la tenir bien au chaud jusqu'à mi-décembre.

A partir de là, on s'attaquera à la préparation "rallystique" (réglages tripmaster, éclairage et organisation intérieure dans la voiture où la place de chaque chose est comptée, ....)

Les pneus neige sont arrivés. 4 d'entre eux partent prochainement au cloutage.

 

La préparation continue de bon train ... !!!

   

Jeudi 25/11/2010 :

YESSSSSSSSSSSS !!!!

La liste vient juste d'être mise en ligne et nous y sommes !

"C'est trop top !" comme diraient mes filles

En plus, ce sera la seule MGA du plateau, sur les 328 concurrents.

Le compte-à-rebourd est donc lancé ....................................

 

 

Mercredi 08/12/2010 :  

Quelques modifications sur les horaires des itinéraires (version 01/12/2010) :

http://www.acm.mc/rmch/2011/docs/tableau_concentration_2011_v22.pdf

http://www.acm.mc/rmch/2011/docs/itineraire_2011_v13.pdf

 La liste des concurrents ...... :

http://www.acm.mc/rmch/2011/docs/engages_alpha_06122010_2011.pdf

Le Communiqué de Presse de l'ACM :

http://www.acm.mc/rmch/2011/docs/communique_presse_2_fr_2011.pdf

Dernière nouvelle : je viens d'être intégré à l'équipe britanique "Team GB" et je vais donc être le "frenchie" de l'équipe composée d'Austin Healey, de Jaguar, de Triumph et de MG bien sûr.

It will be very fun. Let's go !!!

 

Vendredi 10/12/2010 :  

Et voilà, la liste numérotée est parue :

la MGA portera le n°313.

Les voitures qui font leur première particiation ont en général des numéros élevés. Certes, les expérimentés disent que c'est un peu pénalisant vis à vis des horaires et parfois de la route, mais, qu'à celà ne tienne, c'est un numéro qui me plait bien !

Quelques nouvelles de la voiture, quand-même : je viens d'aller la voir. Elle est sur le pont du garagiste. Embrayage et disques de freins neufs + révision générale en cours. Elle rentre au bercaille dans une semaine (enfin !!!). Un mois sans rouler avec elle .... c'est long !!!

 Mais elle est dans de bonnes mains, avec 2 autres voitures également en préparation pour le rallye (dont une Jaguar Type E qui n'en est pas a son premier ... !)

 

Dimanche 12/12/2010 :  

Bon, avec ce n°313, j'ai commencé à faire le calcul des horaires ... Je crois que nous allons nous coucher tard le soir (même si du coup nous pourrons peut-être dormir un peu plus le matin).

Mais j'ai appris que le n°313 s'accordait très bien avec l'année 1962 de ma MGA

Edition 1962 du Rallye de Monte-Carlo : 313 partants

Edition 1962 du Rallye de Monte-Carlo : le n°313 se classe en ... 5ème position !

 

Pour les horaires, voici donc quelques informations (à quelques minutes près suivant les éventuelles modifications):

vendredi 28/01/11 et samedi 29/01/11

Départ de Reims : 20h00

CH de Langres : 00h23

CH de Champagnole : 3h33

CH d'Annecy : 6h33

CH St André les Alpes : 13h03

CH Monte-Carlo Beach Hôtel : 16h43

CH Monaco Quai Albert 1er : 16h53

 

dimanche 30/01/11 

Départ de Monaco : 11h43 (au plus tard)

CH de Tallard : 18h43

CH de St Nazaire en Royans : 22h31 (avec un passage du mythique col de l'Echarasson en pleine nuit ..... !)

CH de Valence : 23h16

 

lundi 31/01/11

Départ Valence : 12h43 (au plus tard)

CH de St Agrève : 17h16

CH de Tournon sur Rhône : 20h51

CH de Valence : 21h41

 

mardi 01/02/11

Départ de Valence : 11h11(au plus tard

CH de la Turbie : 19h21

CH de Monaco, Quai Albert 1er : 19h46

Une bonne douche, un p'tit somme et c'est reparti pour LA nuit

Départ de Monaco : 23h06 (au plus tard)

3 ZR nocturnes à enquiller

Retour à Monaco, quai Albert 1er : 3h36

 

mercredi 02/02/11

A 09h00 : ZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

A 10h00 : ZZZzzzzzzzzzzzzzzzzz

A 11h00 : ZZZzzzzzzzzzzzz

A 12h00 : REVEIL !!!!! publication des résultats.

 

Vendredi 24/12/2010 :  

Petite frayeur le week-end dernier : aprés avoir récupéré la voiture et fait une centaine de km sans pb, voilà qu'arrivé à un péage, impossible de rapsser les vitesses. Plus de débrayage .....

Obligé d'arréter le moteur et de redémarrer aprés avoir passé la première à l'arrêt.

Verdict aprés vérification : une entrée d'air intempestive dans le circuit d'embrayage. Rien de grave donc, mais vaut mieux que ça arrive maintenant ..... !

Tout est maintenant rentré dans l'ordre. Entrainement et préparation à l'ordre du jour entre Noël et le jour de l'an.

En attendant la suite de cette aventure : TRES JOYEUX NOËL !!!! 

 

 

Mercredi 05/01/2011 :  

Avant toute chose : BONNE ET HEUREUSE ANNEE !

J-3 semaines !

 ça se rapproche sérieusement.

Coté voiture, tout est en ordre. Il reste quelques préparatifs intérieurs (réglage tripmaster, autocollants divers, ...). La check-liste fait 2 pages et je la relis tout le temps pour être sûr de ne rien oublier.

Le samedi 15/01, petit stage de pilotage d'une journée pour bien se remémorer les quelques bases importantes sur la conduite d'une propulsion et sur les réactions à avoir sur routes ..... glissantes !

Le week-end des 22-23 janvier, c'est la dernière grosse mise au point avec mon co-pilote. 

 Bref, tout se met en place

 On va bientôt compter, non plus les semaines, mais les jours ...

 

 

Vendredi 07/01/2011 :  

Pour ceux qui souhaitent des informations précises sur le parcours, voici un lien intéressant :

http://www.kissfm.fr/operation-speciale.asp

 

 

Dimanche 16/01/2011 :  

Le Road-Book (traçage du parcours sur cartes) est terminé,

La voiture est quasiment prête,

MGA RMCH

Mais il reste toujours des bricoles à ajuster ...

 

 

Dimanche 23/01/2011 :  

 Et bien voilà, tout est prêt ! Y a plus qu'a faire sa p'tite valise, avec pyjama et brosse à dents ..... !

Départ pour Reims Jeudi matin.

Prépa02

Prépa03

 

A mon retour, j'ouvrirai ici un nouvel article qui sera consacré au Rallye lui-même.

En attendant, merci à tous ceux qui ont pris la patience de lire cette préparation et à très bientôt pour le récit de cette grande aventure tant attendue !

 

Vous pourrez suivre la rallye sur les sites suivants :

 
  
 
 
 
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 19:33

affiche 2011

Un projet un peu fou, certes, mais comme on dit : c'est maintenant ou jamais.

En plus, il s'agit de l'édition du 100ème anniversaire ... !

Alors quoi de plus motivant.

En plus, j'ai le soutien de plusieurs membres du forum MG qui sont prêts à m'aider en tant qu'assistance ....

et dans cette assistance, un ancien participant qui l'a fait à plusieurs reprises ....

Le "Team" a déjà son nom :

RMCH-2011 0099

Je vais donc profiter de l'été pour étudier ce projet, monter un dossier de recherche de sponsors et mon dossier de candidature.

Bien évidemment, j'utiliserai ce blog pour vous tenir informé des préparatifs de ce grand projet.

 

 

6 Septembre 2010 :

Et bien voilà ... le dossier est parti. Maintenant, il faut croiser les doigts et attendre le 26 novembre pour savoir si il est accepté.

Dans ce dossier étaient demandées 2 photos de la voiture. Voici en avant-première les 2 photos que j'ai jointes :

PHL02

PHL01

Maintenant il va falloir s'assurer de la parfaite fiabilité de la voiture et ajouter quelques petites choses qui pourraient être utiles (dynamo de secours, 2ème cable d'accélérateur ....).

Le Tour du Mont-Blanc, le 12 septembre va être un bon test et un bon entrainement pour la voiture (même s'il ne s'agit pas de conditions hivernales et s'il n'y a que de la navigation)

Le 10 octobre, nouvel entrainement. Cette fois-ci en vraie régularité, avec la Ronde du Bugey Historique.

Ensuite, la voiture sera passée à la loupe pour tout vérifier, compléter, réviser, ...

Autre point important : trouver un jeu de pneus clous. Pas une mince affaire sur ce genre de voiture. Mais avec tous les contacts que j'ai, ça devrait être résolu sans trop de difficulté.

Objectif : que la voiture soit parfaitement prête courant décembre.

En parallèle de cette préparation mécanique, il y a l'organisation de l'Assistance. Un autre gros morceau.

Première mise au point le 12 septembre au Tour du Mont-Blanc où seront présents quelques membres du forum MG, prets à intégrer cette assistance.

Donc du travail en perspective ........  A SUIVRE !

 

Voici un petit avant-gout de ce qui nous attend peut-être .....

http://www.youtube.com/watch?v=VC9RZ1wHCXs&feature=youtube_gdata

http://www.youtube.com/watch#!v=u3dySoVNjqU&feature=related

http://www.youtube.com/watch#!v=DCN4xgzpm2s&feature=related

http://www.youtube.com/watch#!v=pKF9bdwpFvA&feature=related

 

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